@Mai-Tai C'est des gens du milieu, c'est pas toi ou moi. C'est des gens qui le protègent lui, pas son ciné, parce qu'il est reconnu et qu'ils veulent pas se fermer des portes. Ils s'en foutent du réal, la différenciation de l'artiste et de l'homme c'est le discours de façade.
Nicolas Bedos qui n'avait pas la langue dans sa poche et s'est fait sa place dans le ciné français ne veut pas la perdre maintenant, alors il rentre dans le rang et ne veut pas se mouiller. Il sait qu'il a trimé pour y entrer et qu'il en sortira aussi vite s'il se tient pas à carreau.
On est en France, celui qui a du talent tu dis qu'il a du talent et tu t'occupes de tes oignons. Les cas Matzneff et Polanski sont les mêmes : ils ont du talent, c'est le totem d'immunité. On va même les récompenser pour montrer aux autres que non seulement il faut les laisser travailler, mais qu'en plus sans eux ce serait moins bien. Qui va croire que Polanski n'a eu le César du Meilleur réal (celle-là et pas une autre parmi toutes les statuettes en jeu) que parce qu'il était le meilleur réal, et pas aussi pour envoyer le signal qu'il est intouchable et que le ciné français vous emmerde ?
Celles qui sont parties c'est elles qui se sont tirés une balle, elles le savent et la petite secte du ciné français ne se prive pas de leur rappeler.
Foresti voulait pas que Polanski soit récompensé ? fallait pas venir.
Haenel voulait pas que Polanski soit récompensé ? fallait pas venir.
C'est ça la réponse : fallait pas venir. Les USA ont fermé leurs portes aux violeurs, en France on en est encore à demander à ceux que ça dérange de pas venir plutôt que de faire des vagues.