L'homme n'est pas un inconnu : il s'agit de Georges Clemenceau. Il ne supportait pas qu'on orthographie mal son nom, et en conséquence il refusait de lire un courrier s'il voyait son nom mal écrit dessus. Pour être précise, ce qui l'exaspérait c'est quand quelqu'un mettait un accent sur le premier e (c'est Clemenceau, pas Clémenceau).
@shanna les courriers qu ils jettent ont une particularité par rapport à ceux qu'ils gardent ? Genre un parfum particulier ? Ou une ecriture sur l'enveloppe ?
Oui, ils ont une particularité. Pas un parfum. Mais oui, quelque chose d'écrit sur l'enveloppe.
Il s en sert pour se chauffer, c est une question de survie.
Ou alors il reçoit le courrier d'un homonyme ou d'un parent décédé qui habitait chez lui et dont il touche la pension
Non, et non, mais les propositions sont originales !
C'est père noël qui avait fixé une date limite aux enfant du monde ?
Passée cette date, plus de cadeau.
Non mais quand je disais "énigmette", je voulais pas dire que c'était du domaine de la fiction . Je vais répondre quand même hein : non, ce n'est pas le Père Noël.
c'est le meilleur jeu auquel j'ai joué, ni plus ni moins!
C'est bien ce qui me parvient, que c'est un jeu qui remporte tous les suffrages... Même si je risque pas d'y jouer, ça force le respect, c'est très cool que ça fasse l'unanimité !
Un homme jette directement à la poubelle, sans même les ouvrir, certains courriers. Pourtant ce ne sont pas des pubs ou des factures, ce sont des courriers classiques, et l'homme ne sait pas ce qu'il y a dedans. Pourquoi les jette-t-il sans les ouvrir ?
J'aime tellement vos théories !!!
C'est @Mai-Tai qui a visé juste ! (elle a dit l'inverse en fait, mais c'est tout de même une bonne réponse)
Il est 7h, un matin de mars 2014, à Omaha dans le Nebraska. Melissa Peters sort de chez elle comme à son habitude, prête à conduire son fils à l'école.
Alors qu'elle s'apprête à monter dans sa voiture garée devant chez elle, elle est attaquée par un jeune homme (nommé Mganga Mganga et âgé de 17 ans). Il la braque, lui vole ses clés de voiture et s'installe au volant.
Melissa et son fils, en panique, courent se réfugier dans leur maison.
Ensuite c'est le Mganga show : le jeune voleur reste assis dans la Dodge Caliber et se débat avec les commandes. Il ne savait pas conduire une voiture manuelle et donc utiliser le levier de vitesse… (une incompétence commune aux Etats-Unis, où 90% des voitures sont des automatiques).
Les témoins (dont Theo, le mari de Melissa, resté dans la maison) racontent que les divers phares et clignotants de la voiture se sont allumés, les essuie-glaces se sont mis en marche, etc. mais que jamais le voleur n'a réussi à faire une marche arrière pour quitter l'allée de la maison.
Dix minutes plus tard, lorsque la police est arrivée, Mganga était encore en train d'essayer de conduire… Il tenta alors de fuir à pied mais fut évidemment rattrapé.
Est-ce que c'est un problème lié à la voiture (qui a eu un problème technique par exemple)
Non, la voiture était opérationnelle.
ou au voleur (qui par exemple était tellement bourré qu'il s'est endormi au volant) ?
C'est en effet le voleur qui a eu un problème. (mais il était clair, ni soûl ni défoncé)
Est-ce que la femme a réussi à enfermer le voleur d'une façon ou d'une autre dans sa voiture avant de s'enfuir ? (peut-être avec les clés, sinon, il serait parti avec quand même...)
Non, la femme a juste fui, elle n'a rien tenté pour piéger le voleur.
@shanna y'a pas une histoire avec ces nouveaux systèmes de clé, qu'on n'a plus besoin d'insérer et qui sont "reconnus" par la voiture ? Madame aura été mise dehors, avec la clé dans sa poche. La voiture aura démarré pour rouler quelques dizaines de mètres et se verrouiller.
Je remarque qu'il n'est pas précisé si elle s'est enfuit à pied ou en voiture.
Dans le second cas de figure, moi je dis qu'elle l'a tazé sévère, puis qu'elle a simplement pris la route jusque chez elle.
La femme s'est enfuie à pied, laissant sa voiture disponible pour le braqueur. Comme susdit, elle n'a pas tenté de l'attaquer de quelque manière que ce soit.
@orabig Tout à fait d'accord avec toi concernant l'épilogue et ses incohérences...
Et c'est vrai aussi qu'on tombe vite dans les familiarités quand on fait un jeu un peu stressant. M'enfin dans le film ça m'a paru vraiment abusif que les persos se détestent aussi vite les uns les autres. (Surtout qu'à leur place, j'aurais plutôt tendance à chercher la solidarité !)
Le jeune fan d'escape games c'est bcp trop évident pour moi. Surtout qu'il est le seul à être super enthousiaste quand le jeu commence... (Par contre oui, sa mort à lui aussi aurait pu être simulée en effet, et c'est vrai qu'elle tombe de manière très arbitraire comme tu dis.)
Pour les flashbacks des accidents, oui on les voit tous dans le film, mais un flashback ne vaut pas grand-chose en fait... La preuve avec celui du businessman : un coup on voit ce qu'il raconte aux autres (comment son co-navigateur est devenu fou et est parti à la nage), et un coup on voit "la vérité" (en fait c'est lui qui a étranglé son pote pour récupérer son manteau et survivre).
Le flashback de la rouquine militaire n'était que très succinct, et il peut correspondre à une réalité (on l'a vue sortir d'un camion en flammes en pleine guerre, c'est tout), sans pour autant que ça la disculpe d'être derrière la machination de l'escape game.
Enfin si ça se trouve on est complètement à côté de la plaque et c'est un psychopathe totalement extérieur qui tire les ficelles, à la Saw. Je serais déçue en fait si c'est ça...
Un homme braque une femme pour lui voler sa voiture. La femme s'enfuit et appelle la police depuis chez elle. La police arrive une dizaine de minutes plus tard et cueille sans problème le voleur, précisément sur le lieu du braquage. Que s'est-il passé ? Pourquoi l'homme ne s'est-il pas enfui ?
@mai-tai Ton analyse me convient, c'est ça en fait,
elle est indécrottable
Je te rejoins aussi sur le fait que le film n'avait sans doute pas autant de prétentions que ça, mais que les critiques dithyrambiques ont finalement un effet pervers. Faut dire aussi que dans le paysage des films français, ya tellement peu de choses bien que quand un film sort un peu du lot on saute dessus !
C'est un peu ça aussi pour le film Grave, je l'avais bien aimé mais la hype autour du film, àmha, était surtout due au fait qu'il est vachement original pour un petit film français.
Pour ça que je disais qu'il faut saluer les cinéastes français qui tentent des trucs, parce que sorti du film très sérieux (voire ch...) ou de la comédie potache du style Kev Adams, on manque de propositions. (A mon sens il n'y a guère que Bacri-Jaoui qui avaient des trucs un peu quali à donner, mais maintenant que Bacri n'est plus... )
Laure Calamy est sympathique… mais je me sens un peu arnaquée : je croyais naïvement que son rôle dans Dix pour cent était de composition, en fait non, c'est surtout le rôle qu'elle interprète le mieux, vu que c'est le même ici avec Antoinette. (Tiens d'ailleurs le voilà le pitch exhaustif du film : Laure Calamy dans les Cévennes.)
Mais attention je ne lui jette pas la pierre hein, je la trouve parfaitement séduisante, non je jette la pierre (effrontément ) sur Caroline Vignal, parce qu'à mon avis elle a oublié un truc pendant le tournage : diriger les acteurs; ça lui est sorti de la tête, c'est ballot.
Coup de bol pour la réalisatrice occupée à contempler des fougères j'imagine, parce que pendant ce temps-là Laure Calamy a pu sauver les meubles en recyclant son personnage de Dix pour cent tout pareil donc, et les acteurs secondaires sont aussi venus avec un bagage de compétences (Olivia Côte et Benjamin Lavernhe-de-la-Comédie-Française, crédibles et justes).
Par contre tous les autres rôles, au secours, eux ils auraient eu bien besoin d'une réalisatrice, ou au moins de répliques solides (car c'est aussi Caroline Vignal qui a écrit les dialogues, et au secours aussi). C'est dommageable quand même, parce que d'emblée je serais à fond pour saluer les cinéastes français qui tentent de faire des trucs, mais là bon… pas ouf la mise en scène.
Par contre gros big-up à Émilie Michelon -- c'est la dresseuse des ânes qui interprètent impeccablement Patrick. Perso je leur aurais donné le César à se partager.
#Patrick forever, trop chouqui
Je m'interroge sur un truc tout de même…
Avec toutes ces femmes investies dans le film, réal, scénariste, actrice, dresseuse etc., yen a pas une qui s'est dit "tiens notre film est quand même un peu sexiste" ? Ou alors c'est assumé ? Style "montrons une femme sensible qui ne se sent vivre qu'à travers les hommes, ça existe après tout et c'est… attendrissant ?" ?
J'irais pas jusqu'à dire que c'est un problème, déjà parce que je m'en tape pas mal du sexisme au cinéma, et qu'après tout "femme = amoureuse" c'est un poncif qui cartonne toujours, mais j'espère en tout cas que personne ne s'y trompe : Antoinette n'est absolument pas une femme indépendante et/ou libérée, au contraire. Le fait qu'elle soit jolie et triste endort le spectateur, mais ça n'atténue pas le propos général : Antoinette ne vit qu'à travers les hommes, c'est sa définition du début à la fin du film. Elle cherche un homme, ne parle que d'hommes, passe d'homme en homme, est encouragée par tous les personnages à poursuivre sa quête d'hommes, et finit avec un homme (ouf heureusement qu'elle en a trouvé un in extremis). La parenthèse dans les Cévennes, une petite semaine rappelons-le, n'aura servi qu'à la projeter d'un homme à un autre.
Techniquement ce n'est pas grave hein, c'est très bien d'être amoureuse des hommes (c'est mon cas d'ailleurs, et je me considère pas comme une victime consentante du sexisme), mais je suis un peu gênée par l'impression qu'on veut faire croire au spectateur qu'Antoinette est une femme qui trouve la libération grâce à une rando bouleversante (je peux me tromper cela dit), alors qu'à mon sens elle n'est pas délivrée de grand-chose.
En fait, pour moi c'est la fin qui est regrettable. Tout aurait été super si le film s'était arrêté quelques secondes avant :
Antoinette court vers l'âne pour lui dire adieu, transportée par l'émotion positive qu'il lui a procuré indirectement. THE END. J'aurais aimé !
Mais non, la scénariste a voulu coller l'irruption d'un bel inconnu : oh il a l'air gentil, oh ils repartent ensemble, héhé Antoinette va lui tomber dans les bras c'est certain. Pourquoi ? Antoinette aurait pu repartir seule, avec ou sans âne, la fin aurait été tout aussi heureuse et aurait gagné en puissance et en dignité. Une femme seule, c'est au moins aussi bien qu'une femme accompagnée d'un homme… et en + ça ne s'annule pas (vu que la femme seule peut très bien tomber amoureuse demain).
Enfin je ne sais pas si on était censé chercher une portée morale à ce récit, sans doute qu'il ne faut pas le faire, parce que le film n'a probablement pas de grandes prétentions. Mais si j'en suis arrivée à me poser ces questions, c'est parce que j'essaie de comprendre pourquoi le film a autant plu (encensé par la presse, à les lire c'est un pur chef d'œuvre ).
Probablement que je ne suis pas assez sensible… Je l'avoue : je me suis pas mal ennuyée, et suis certaine que j'aurai oublié ce film à tout jamais dans quelques jours.
Ah oui, et je viens de regarder la BA, pour moi elle est largement mensongère : avec le montage et la musique on dirait une franche comédie spirituelle et pleine de gags, c'est pas du tout ça, c'est bien plus proche de la fable contemplative. Et j'y lis : "La comédie de l'année – Télérama". Bon, j'ai ri doucement une fois sur toute la durée du film, et à une scène qui est dans la BA (et en la revoyant j'ai pas re-ri).
(Par contre, grâce à Patrick j'ai quand même souri plusieurs fois pendant le film.)
Disclaimer : je sais que mon ton est toujours assez péremptoire quand j'ai pas été emportée par un film (en gros je massacre sans vergogne), mais c'est seulement mon avis -de profane- hein, et je ne cherche pas à contredire celui des autres (chacun ses goûts, ça me va très bien, et je préfère évidemment quand on aime les films).