Collègue, dépression et bien être au travail.



  • En vérité, je ne savais pas du tous ou placer ce sujet. Mais j'ai de plus en plus de moments de pleurs ces derniers temps concernant mon avenir professionnel. Le dénominateur commun? Mon collègue.

    Pour vous résumer, je suis entrée dans cette entreprise il y a environ un an et demie. Très vite (le lendemain pour être précis) des évènements ce sont enchaînés, tous ces évènements me donnant l'impression d'être une chose plus qu'une personne, en plus du fait de ne pas réussir dans ce travail qui est mon premier. Mes collègues d'atelier se plaignant régulièrement de moi, bref...je faisais face à des moments compliqués aussi bien au travail, que dans ma vie personnel.
    Si bien, que j'ai finalement eu un moment de dépression, ou je me sentais incapable de retourner au travail, voulant tous plaquer sans rien dire et même pour tous dire, ou je me posais la question de l'utilité de ma vie. Je ne savais plus ou j'allais ni si je devais aller quelque part. J'angoissai et pleurais sans cesse au travail ou chez moi, ne me sentant bien nulle part. J'ai fini par être mise en arrêt de travail pour dépression pendant deux ou trois semaines, pas que je pouvais retourner travailler, je m'en sentais incapable. J'ai de ce fait décidé de consulter une psy qui me suit toujours aujourd'hui.

    La seule chose que je trouvais positive dans ma vie et qui me faisais renouer avec mon côté humain (vraiment ), c'est ce fameux collègue. Il a réussit le tour de force de me faire garder la tête hors de l'eau avant et après mon arrêt, il a été une vraie bouée pour moi pendant tous ce temps. Si bien sûr il ne me sortait pas d'affaire, il était bienveillant, montrait que je méritais d'être écoutée (un matin ou il m'a demandé de me poser, et m'a écouté pendant une heure entière), n'avait de cesse de me reprendre quand je disais, même pour rire que j'étais débile, venait me voir quand j'étais seule voir si ça allait, si je me débrouillais pour travailler. Combien de fois j'ai fondue en larme quand il partait juste parce que sa bienveillance me faisait du bien et que je le trouvais juste génial.
    J'en pleure encore en y repensant.

    Bref, les mois ont passés, ma psy a fait son travail et je vais mieux, bien mieux malgré des baisses de morales.
    Aujourd'hui on peux le dire, on est les meilleurs collègues de la boîte, on s'est fait quelques cinés ensembles, on part se chercher des repas le midi, on se chamailles la journée et le temps de midi on se fais des papouilles aux pieds (oui je sais c'est très perso, mais que voulez-vous). Je ne suis pas dupe, je sais qu'il me cherche et je l'ai longtemps cherché aussi pendant un moment, sans jamais passer à l'acte, mais un flirt entre collègues dont je pense on avais les deux besoins en un sens.

    Mon message est déjà trop long.... bref, aujourd'hui et depuis toujours en fait, je cherche à partir de mon boulot, et lui aussi. Et je me suis vite rendue à l'évidence que je voulais partir avant que lui ne parte, parce que je vivrais mal de bosser sans lui, d'être sans lui au quotidien. Chaque fois qu'il a des plans pour s'en aller, j'ai la gorge qui se noue, et cette semaine je me rend compte à quel point les larmes me montent vite, à l'idée que l'une de mes candidatures soit positive.
    Je pleurs encore quand je pense à sa gentillesse pendant les mois ou j'étais mal.
    Et je pleure aujourd'hui à l'idée de passer moins de temps avec lui quand on nous a annoncés qu'un nouvel employé arrivait, et que je ne devrais en toute logique plus être appelée pour aider dans son atelier avec son collègue.

    Je sais que j'ai un attachement particulier avec lui, comme je l'ai dis, c'est ma bouée, je considère qu'il m'a limite sauvé la vie, et je me demande si j'ai peur que le fait de ne plus l'avoir à mes côtés, soit synonyme d'un retour de ma dépression. J'étais consciente de le placer trop haut dans mon estime, je l'avais confiée à ma psy au tous début de ma psychanalyse, et était consciente que je ne devais pas le faire... Mais c'est arrivé, et j'ai maintenant cette sensation d'être désemparée.
    Je ne peux faire ma vie dans la même entreprise et lui ne sera de toute façon pas toujours là, je le sais bien, mais j'ai rarement autant appréhender une "séparation", j'ai vraiment l'impression de vivre à l'avance un sentiment d'abandon énorme que ce soit lui ou moi qui quitte la boîte en premier.
    Et lui aussi m'a confié cette semaine qu'il serait vraiment triste de me voir partir, à en pleurer également (il n'est sans doute pas au même point que moi ceci dis...).
    J'ai toujours tentée (malgré mon écris) de laisser une certaine distance, je ne lui écris jamais de sms, c'est lui qui le fait, je l'envoi un peu dans les choux quand il est trop présent etc...autant pour me protéger de mes propres sentiments, que pour que lui n'en fasse pas trop.

    J'avais besoin de l'écrire,je ne sais pas si je cherche des avis ou pas. Je sais aussi que je devrais en parler à ma psy, mais j'avoue avoir un côté un peu honteux et aussi craindre ce qu'elle pourrait en dire, même si c'est elle qui m'a encouragée à être proche de lui (et même à jouer ce jeu de séduction dont effectivement j'avais besoin pour sortir la tête de l'eau). En vérité, même le poster ici j'appréhende.



  • Ta psy est là pour t'aider et te guider vers un mieux-être, pourquoi tu trouves soudainement ça honteux de lui en parler ?

    En ce qui concerne ta relation, j'ai l'impression que tu idéalises un peu cet homme ? Tu le vois comme ton sauveur, c'est jamais très sain de voir quelqu'un comme tel. As-tu l'intention d'aller plus loin que le jeu de séduction ?

    J'espère que vider ton sac t'aura soulagé quelque peu. Courage.



  • J'ai conscience que c'est pas l'unique problématique dans ton message mais ton collègue et toi avez de toute évidence des sentiments partagés, pourquoi vous freiner ? (c'est davantage de la curiosité qu'une incitation à sauter le pas, vous êtes grands vous savez quoi faire, et désolé si j'ai manqué une info importante qui le justifie mais je crois pas en avoir lu)



  • @LeaPierce Justement parce que je me trouve bête.
    Oui je l'ai idéalisé, j'en suis consciente, c'est bien pour ça que j'avais dis à ma psy que je ne devais pas le placer trop haut, parce que je savais que ça pourrais jouer plus tard et effectivement que j'aurais du mal à ne plus l'avoir, déjà là je savais ce que ça pourrais donner pour moi.
    Non, même si pendant un temps j'aurais voulu, après ma séparation d'avec mon ex qui justement était du genre à me pousser à la fois dans les bras de mon collègue et à la fois me rabaisser si j'étais trop proche de lui (mon ex faisant aussi partie des choses qui n'allaient pas dans ma vie). Mais oui, à ce moment là j'aurais pu si il avait fait un pas en avant plus explicite. Mais je ne voulais pas non plus gâcher quelque chose. Aujourd'hui j'ai un nouveau copain, donc il est hors de question d'aller plus loin avec ce collègue.



  • @Hornet Parce qu'au moment ou je suis entrée dans l'entreprise j'étais en couple et jamais je n'aurais trompée mon copain de l'époque.
    Lui est en couple aussi, avec enfant, et je sais voir ou est ma place, sentiments partagés ou non, je reste dans ma tête à une place de collègue et garde la tête froide, d'où aussi le fait que je tente de le repousser un peu par moment.
    Et aujourd'hui je suis de nouveau en couple, et encore aujourd'hui, je ne tromperais pas mon copain.



  • @Nicdouille Tu n'es pas bête et ta psy te l'a sans aucun doute déjà dit.

    Bon... Alors, tu devrais peut-être faire le point sur ce que tu ressens pour ton collègue et envisager de prendre tes distances pour que ce soit moins pénible ? Idéalement en parler à ta psy qui elle connait bien mieux la situation que nous, et elle pourra t'aider à trouver ce qui te convient le mieux pour que ce soit le moins douloureux possible. Après quitter des amis, des collègues, ça fait toujours quelque chose.



  • @LeaPierce Je suis justement du genre à réfléchir aux conséquences de toutes choses, surtout à ce moment là, j'étais toujours à cogiter, elle est même ravie que ce soit beaucoup moins le cas aujourd'hui.
    En fait je ne sais pas, pas de sentiments amoureux, mais je sais que ce n'est pas non plus simplement amical. Comme l'a dis Hornet, peut-être le sentiment d'un sauveur.
    Sans doute que prendre mes distances aideraient mais le dire et le faire c'est bien différent.
    Je devrai lui en parler oui, mais j'avoue ne pas être prête.
    J'ai déjà quitté des amis, ou eux m'ont quittés même et ça m'a déjà fais mal, surtout quand c'est du jour au lendemain, mais je sent bien que ce n'est pas la même chose ici.



  • @Nicdouille a dit dans Collègue, dépression et bien être au travail. :

    Comme l'a dis Hornet, peut-être le sentiment d'un sauveur.

    Je rends à LeaPierce ce qui appartient à César. 😊


Log in to reply
 

Nous contacter
Administrateurs : Hornet | Shanna
La Team : Chibi (Référente Modération) | Egon | Godzapon (Référent Technique) | Jool | Mai Tai