Fleur Agonisante (Prose)



  • Bonjour je crois que c'est la section prévue pour publier ses écrits.
    Bon j'ai écrit ce poème, mais je ne veux rester le seul à le lire :

    Une fleur délaissée par négligence dans une vaste étendue de verdure, personne ne peut la voir, elle était cachée subtilement. Fanant lentement, elle était agonisante, pour autant elle résistait encore, ne voulant pas céder à la défaite facilement.
    Cette fleur était une rose, maintenant elle est rosâtre. Pourtant elle ne s’inquiétait pas pour cela, elle savait déjà que les couleurs n’est qu’une illusion subie par notre faible sens de la vue. Donc elle perdurait sous le ciel tantôt brumeux, tantôt dégagé.
    Moi qui suis toujours solitaire (seul), je marchais en ce bas monde mais mes pensées baignaient dans les nuages. D’un pas hâtif, je me dirigeais vers l’inconnu car nous les humains, nous pouvons juste voir mais ne pas prévoir.
    En fait ce sont mes pieds qui marchaient, moi je n’étais pas là et mes sens non plus. Quand je repris le contrôle de moi-même, je me trouvai dans un lieu où tout était en harmonie. La verdure de la terre, le vent à peine perceptible, le fleuve gai courant sans dévier de sa voie, tout cela formait un tout.
    Soudain, dans la musique que concevait inconsciemment cette nature, j’entendis des pleurs, des pleurs presque muets dont la proie ne voulait pas montrer sa peine. Par mon ouïe, je cherchais en secret d’où venaient ces sanglots, et pour que celui qui pleure ne sente pas ma présence, je restai pieds nus.
    A mesure que je m’approchais de la source de cette voix, elle devenait plus triste. Je la trouvai enfin ! J’étais là, caché derrière un arbre. A son insu je la regardais avec mélancolie. C’était une tulipe que la terre avait négligée et le ciel aussi. Alors je me mis à me demander : « pourquoi la vie est partielle ? Pourquoi cette fleur est la seule à être triste parmi toutes ces créatures heureuses et en harmonie ? ». A ces questions, je lâchai un si profond soupir que la fleur l’entendit.
    Timide ou orgueilleuse, à ma vue elle cacha son visage et fit semblant de rien. Donc je pris le courage de l’aborder sans pour autant l’apeurer.
    Je la regardai dans les yeux, en dépit de son état, elle était belle. En se trouvant très proche d’elle, je sentais une atmosphère bizarre, un mélange de tristesse et de beauté. Et au moment où je me baissai vers elle, mes larmes se mirent à tomber à foison sans que je puisse les retenir. Je me suis rendis compte que chaque larmes lui faisait du bien, elle s’épanouissait de plus en plus.
    « Ô Dieu, ô ciel, pourquoi mes larmes sont infinies » fut-ce mes dernier mots, avant que je meure de sécheresse et que la fleur fane inondée.



  • @Plume-de-phénix c'est plutôt mélancolique comme texte ! C'est sympa je trouve, le texte se lit bien, et l'histoire narrée est plaisante bien que courte.

    Petites critiques je l'espère constructives / utiles :
    Il y a quelques redondances ou précisions superflues à mon sens ("délaissée par négligence", "solitaire (seul)", ...), et -à mon goût- parfois un peu trop de pronoms relatifs (qui, que...).

    J'ai également relevé quelques fautes et je pense en avoir loupées :

    • Et au moment où je me baissais vers elle
    • Je me suis rendis compte => vu que t'es au passé simple pour l'action en question, c'est plus "je me rendis compte" je pense
    • « Ô Dieu, ô ciel, pourquoi mes larmes sont infinies » fut-ce furent mes dernier mots

    J'espère que tu vas nous en faire lire d'autres, je trouve ça prometteur !



  • Merci beaucoup pour ce commentaire aussi motivant que constructif, toutes les remarques que t'as faites ont été pertinentes.
    J'ai une question concernant l'excès des pronoms relatifs, comment puis-je y remédier ?



  • Bonjour ! dernièrement je me suis décidé à écrire un recueil de poèmes. La deuxième décision c'est de les partager avec vous, pour recevoir vos feed-back(constructifs surtt).
    Bonne lecture merci.

    Souvent quand je veux écrire, je le fais inconsciemment. C’est un état où je me laisse aller par l’imagination et l’émotion, où mon corps n’est qu’une partie du vide. Au bureau en guise de trône, je transforme le royaume de mes pensées, dont je ne suis pas toujours le roi, en mots dotés de vie.
    Moi aussi je suis en proie au manque d’inspiration, mais c’est de ce manque que je m’inspire. Personnellement je trouve que tout ce qui existe, peut être décrit au moyen des écrits. Ce qui m’a poussé à penser ainsi, c’est les mots. Etant intouchables, ils touchent quand même, donc ils se trouvent dans le juste milieu entre le concret et l’abstrait. Ils appartiennent aux deux parties constituant le monde. Ils peuvent décrire n’importe quelle chose !
    La feuille est un psychanalyste introspectif, on confie à elle nos émotions et secrets les plus intimes, sans hésiter. Qui a déjà vu une feuille reprocher à quelqu’un de trop se plaindre ? Personne. Elle a pour charge de porter le fardeau qu’on lui inflige, histoire qu’on reste valides nous.
    Je baigne ma plume dans l’encre, à son tour elle me caresse de ses poils. Je la manie délicatement de peur de l’étouffer, car sans souffle elle n’arrivera jamais à suivre le rythme des mots. Faisant partie de moi, elle éclabousse la feuille quand je pleure, la laisse sèche quand je meure.
    Dernièrement c’est l’encre ; sa noirceur est faite pour éradiquer la blancheur des pages, et quand j’en suis à court, je me blesse et je pleure pour en concevoir.



  • @Plume-de-phénix a dit dans Poème en prose :

    Je baigne ma plume dans l’encre, à son tour elle me caresse de ses poils. Je la manie délicatement de peur de l’étouffer, car sans souffle elle n’arrivera jamais à suivre le rythme des mots. Faisant partie de moi, elle éclabousse la feuille quand je pleure, la laisse sèche quand je meure.

    Très joli paragraphe 👏 😍



  • @Plume-de-phénix je n'avais pas vu ta réponse (tu peux me @ si tu t'adresses à moi, c'est plus simple ^^).

    Pour les pronoms relatifs, ça dépend de la construction de tes phrases, il n'y a pas de formules magiques.

    Par exemple ta phrase :
    Par mon ouïe, je cherchais en secret d’où venaient ces sanglots, et pour que celui qui pleure ne sente pas ma présence, je restai pieds nus.
    Pourrait être :
    Par mon ouïe, je cherchais en secret d’où venaient ces sanglots. Je restai pieds nus pour masquer ma présence.
    Ou encore :
    Par mon ouïe, je cherchais en secret d’où venaient ces sanglots, et de sorte à atténuer ma présence, je restai pieds nus.

    Le sens de ta phrase est ici un peu changé, mais j'espère que ça te donne des idées 😉



  • @Noodle Ouiii je comprends maintenant merci ça me donne une idée claire enft



  • @Delnis Merci beaucoup, c'est très motivant de votre part 🤗 🤗



  • Bonne lecture !

    Voilà arrivé le moment de partir; tout ce qui me reste, c'est un amas de souvenirs. Je les vois défiler vite devant mes yeux. Je n'en ai retenu qu'un : celui qui me rappelle mon premier amour, le souvenir le plus marquant dans les débris de ma mémoire.

    Je n'ose dire adieu à personne, ma solitude m'en empêche violemment. Alors que puis-je faire face à cette force infernale à laquelle seul le trépas puisse résister ?

    Mon malheur est tellement grand que même les titans s'y cachent, pour autant j'enferme cela dans des pages.

    comment est-ce possible d'arrêter cette fatalité de nous désunir ? je nous vois nous éloigner les uns des autres, le principal motif en est ... nous-même.

    Le destin agit salement dans nos propres relations, on le sait bien mais personne ne peut y remédier. On est des marionnettes, nos pensées noires manient les ficelles, injectent du seum dans nos coeurs.


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