Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même



  • Bonsoir (ou bonjour),

    Aujourd'hui, vous m'avez fait pensé à ce livre dans ce sujet. Pourquoi ? Parce qu'elle y parle notamment de la blessure d'abandon qui fait partie des blessures de l'enfance. Lorsque nous nous construisons, nous passons à différents degrés à travers 4 (certains 5 mais pas tous) des blessures. La plus prononcée est selon Lise Bourbeau visible sur notre physique. La première fois que j'ai entendu parler de ce livre, c'est à l'époque de tous les tests qu'on pouvait faire en s'ennuyant sur Facebook (2009-2010 ?). Ce jour-là, le test m'a dit que j'avais la blessure d'abandon. J'ai cherché ce livre pendant des années ! Et tadaaaa ! En 2016, je l'ai retrouvé ce fameux livre. Je l'ai donc dévoré et j'ai constaté encore une fois que ma blessure principale était l'abandon.

    Bon, maintenant parlons du livre en lui-même :
    Il dit qu'il y a 5 blessures : le rejet, l'abandon, la trahison, l'injustice et l'humiliation. C'est cette dernière que nous n'avons pas tous.

    Ce livre est intéressant parce qu'il permet d'en connaître davantage sur nous-mêmes et les blessures que nous pourrions avoir. Si on est clairvoyant et qu'on se voile pas la face, on peut se reconnaître et reconnaître des personnes de son entourage (j'ai d'ailleurs facilement trouver les blessures principales de mes frères et soeurs, qui sont marqués sur le physique de chacun). Dans la blessure d'abandon, la voix y est aussi une caractéristique physique visible par exemple.

    Après idéalement, il y a une suite pour guérir de ces blessures que la même auteure a écrit. Je ne l'ai pas lu donc je ne pourrai pas en dire beaucoup de choses mais si quelqu'un l'a lu qu'il n'hésite pas à nous faire part de son avis.

    Les moins bons côtés du livre :
    Il est répétitif dans le sens où l'auteure nous répète que notre ego nous empêche de savoir quelles blessures on a et qu'il faut savoir le mettre de côté pour pouvoir se reconnaître dans ces blessures. No way !? Je me suis trouvée en deux deux, bref... Elle fait une sorte de fiche avec les maladies les plus susceptibles d'arriver à ces personnes qui ont la blessure (j'y crois pas trop, ça fait un peu trop charlatan à mon goût).

    Ci-dessous ce que j'ai trouvé le plus intéressant est très bien dit en deux images :

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    Et la seconde image, montre quelle blessure est associée à quel physique :

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    Au plaisir d'avoir vos retours !



  • Oula! On m'a toujours dit qu'un psy m'aimerai beaucoup.
    Pour ce que tu as posté, j'ai le masque du rigide, je suis très exigeant envers moi-même, je veux atteindre les étoiles et je ne supporterai pas moins. Et le truc c'est que je projette ça sur les autres, j'attends d'eux qu'ils soient capables d'au moins 50% de ce que moi je suis capable de faire. Sauf que c'est pas si simple que ça.
    Quand pendant ma licence je cumulait 27h de cours, 30/32h de boulot, et les quelques heures de taf à faire à côté, je ne supportait pas d'entendre quelqu'un se plaindre de son train de vie, parce que moi j'endurai le mien sans sourciller...
    Après ma peur de l'abandon s'exprime un peu différemment, enfin c'est l'impression que j'en ai. J'ai surtout besoin de savoir que mes amis les plus proches sont là, que je peux compter sur eux quand ça ne va pas, cependant je n'ai pas l'impression d'exister au travers d'eux, je sais que j'existe en tant qu'individu. Mais bon je suis pas spécialiste en la matière donc...
    Après je suis quelqu'un qui aime avoir le contrôle sur ma vie. J'ai des projets, des objectifs à long terme et je veux que tout ça soit bien ficelé. Pour le reste j'aime garder une part d'aléatoire, histoire d'apprécier les bonnes surprises.



  • @Martin Ton physique peut également traduire cette blessure (injustice) ou une autre. Si tu ne la vois pas, tu peux demander à un proche que tu vois souvent (ta soeur, par exemple si je ne m'abuse). 🙂

    Et sinon, si tu veux en savoir plus je ne peux que te conseiller de lire le livre plus complet que les deux images postées qui sont très résumées !



  • @LeaPierce pour le coup mon corps est le bébé illégitime de la trahison et de l'humiliation.
    Ma sœur je ne la vois pas autant que je le voudrais, mais on se parle assez souvent pour le coup, donc je lui poserai la question.
    Je chercherai ce livre, ça sera certainement intéressant en tout cas.



  • @LeaPierce Je me reconnais dans Humiliation/masochiste et Abandon/dépendant et le physique humiliation me correspond (bien qu'il soit du à mes grossesses) . Et du coup je reconnais mon ex dans Trahison/Controlant et Rejet/Fuyant.



  • @Kallindra Il est possible du coup que tu sois représentée à divers degrés par les 5 blessures. Ca peut être entre autres des passages de vie. Souvent dans le livre, quand elle présente des situations typiques des "masques", on peut facilement se reconnaître dans des situations similaires qu'on a vécu. Que ce soit dans le quotidien, au boulot, avec les amis etc.

    Oui j'ai remarqué qu'il était très facile d'identifier physiquement ses proches ! C'est fou ^^. Même nos parents sont identifiables si on regarde bien.



  • Je taggue @TiteLuciole qui en a parlé dans un autre sujet, qui aura peut-être des choses à dire sur le(s) livre(s) !



  • Ça ressemble à du coaching de développement personnel avec tous les inconvénients que j'y retrouve : c'est réducteur, ça peut être dangereux dans l'interprétation qu'on a de nous-même, de notre entourage et notre environnement, ça nous enferme dans des cases, etc.

    Cela dit, je sais que certaines personnes parviennent à s'y retrouver, pensent pouvoir mieux se comprendre et donc avancent dans leurs problématiques d'une manière qui leur correspond, et c'est tant mieux.

    Bon, je n'ai pas lu le livrer donc c'est évidemment un a priori mais mes légères recherches sur l'auteure ne m'ont pas aidée à mieux apprécier.

    Je fais le lien, sans que ça ait réellement un rapport pourtant, avec un autre livre que j'ai très envie de lire, Aïe, mes aïeux ! d'Anne Ancelin-Schutzenberger qui ouvre la porte sur la compréhension de beaucoup de choses dans nos histoires familiales.



  • @Chibi De ce que je sais c'est considéré comme du développement personnel. Je n'irai pas jusqu'à employer le mot coaching car comme j'ai dit précédemment, elle n'enseigne pas de méthodes pour soigner ses blessures. Elle ne fait que les montrer et les développer face à nos comportements et des situations que l'on vit.

    Je trouve que comme dans tout livre de développement personnel, il y a du bon et du moins bon et que c'est à chacun de prendre les informations qui conviennent avec soin et ne pas oublier qu'il y a une part d'interprétation de l'auteure et puis de soi-même quand on lit ce que l'auteure dit.

    Enfin pour conclure : elle fait du coaching en "atelier" de 2-3 jours je crois, sur les blessures mais franchement ça ne m'intéresse pas. Je me suis reconnue et j'apprends à faire la part des choses, c'est suffisant pour moi.

    Je ne connais pas du tout le livre dont tu parles, mais si on y fait mention de tout ce qui est non-dit, caché, dans les histoires familiales cela relève davantage selon moi de la psychologie (et des schémas répétitifs) que du développement personnel.



  • @LeaPierce oui c'est de la psychologie ^^

    J'ai été surprise que tu fasses la scission, car il y a une grosse part de psychologie dans le développement personnel (voire que l'on peut parler de "psychologie du développement personnel"), me semble-t-il.
    D'ailleurs les théories qui semblent être abordées dans le livre du topic peuvent se rapprocher de la psychologie du développement, avec une classification des âges à la Piaget.



  • @Chibi a dit dans Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même de Lise Bourbeau :

    il y a une grosse part de psychologie

    La psychologie c'est un domaine qui se retrouve dans tout un tas d'autres domaines sans en porter le nom : Communication, Marketing, Relation client, pédagogie etc. Il me paraît donc logique que ça se retrouve aussi dans le développement personnel 🙂



  • @Chibi Parce que pour moi, la psychologie c'est plus aboutie avec des théories, un travail de recherche, ce qui me semble plus léger en développement personnel... Même si ça se rejoint, si le livre est basé sur des théories psychologiques reconnues, je vais avoir tendance à le mettre plus du côté psycho que du côté développement personnel.



  • Ce n'est pas vraiment la même chose : la psychologie est une discipline scientifique, le développement personnel le furoncle du business qui surfe dessus.



  • J'ai ri de bon cœur devant mon ordi, merci @Egon.



  • Il y a des années,alors que je me sentais mal entre le boulot qui me mettait à toutes les places,la famille avec des ados,etc,une amie m'a conseillé un livre,

    Les zones erronées de Dyer
    Qui expliquait beaucoup de situations,et comment y remédier.
    J'y ai trouvé des réponses,des conseils,et l'ai donné depuis à d'autres passant par les mêmes difficultés!



  • Il y a quelques années, j'étais en relation Ds avec un homme que je voyais une fois par semaine, et lorsqu'il repartait, c'était une vraie angoisse. Et j'ai commencé à me poser des questions, à faire des recherches et je suis tombée sur un livre : la blessure d'abandon de Daniel Dufour, un médecin suisse. Cela a été le début des explications, des compréhensions ( et accessoirement de ma rupture avec ma relation). Une révélation pour moi parce que le sentiment d'abandon expliquait également le pourquoi des relations BDSM.
    Et j'ai cherché à comprendre encore. Bref...

    Dans les images de @LeaPierce , je me reconnais dans les cinq blessures, à plus ou moins de degrés, mais la vie a fait qu'il a fallu en combattre et se surpasser, et aujourd'hui j'ai cessé de lutter pour la blessure de rejet et la blessure d'injustice.
    Par contre, contrairement à @Kallindra, je suis incapable de me reconnaître ou de reconnaître mes proches dans les caractéristiques physiques. Je ne trouve pas très parlant, et en ce qui me concerne, je sais que ma mère a compensé son manque d'amour et d'attention, et sa peur du manque, par un gavage alimentaire " mais oui, regardez, j'aime ma fille malgré toutes les épreuves que j'ai subies à cause d'elle, elle mange bien, elle a de grosses cuisses ..."

    Ma recherche m'a conduite à commencer à lire "aïe mes aïeux" que @Chibi a mentionné. Et elle y expose clairement le rôle de la famille et les reproductions familiales qu'on nous transmet. Je l'ai commencé et à l'époque j'ai arrêté parce que je n'arrivais pas à voir où cela pouvait me mener. Pour moi, clairement le comportement de ma mère était à l'origine de mon mal être, sans aller plus loin. J'ai fait également des séances d'auto-hypnose régressive pour essayer de remonter le plus loin possible, parce qu'il y a des choses qui m'interpellent encore. Mais cela me prend moins la tête qu'avant. Je suis davantage dans la résignation et l'acceptation de ce qui est que dans le combat pour améliorer.

    L'année dernière, mon fils a fait un burn-out et une collègue m'a parlé d'une personne qui faisait du bien. Malgré la distance ( à 70 kms de chez moi) j'y ai amené mon garçon.
    Cette personne travaille sur les comportements familiaux, il faut 3 séances. Lors de la première elle remonte la famille du père, dans la deuxième, celle de la mère et dans la dernière séance, elle travaille sur le couple parental.
    Mon fils n'a pas trop adhéré et n'a fait que deux séances, et l'a même traitée de charlatane (esprit cartésien quand tu nous tiens ! ) Il n'a pas voulu trop se répandre sur ce qu'elle avait dit. Mais je sais qu'à la deuxième séance, elle m'a fait un petit debrief, et a dit qu'un noeud de mon côté c'était la relation de ma mère avec son père. Or, ma mère n'a pas connu son père... Donc je me dis qu'elle a trainé ce manque toute sa vie, et qu'elle m'a transmis cette angoisse, qu'apparemment je retransmets à mes enfants.
    Pour le coup, j'aurais aimé la consulter pour moi également... Mais après cette conversation, j'ai compris aussi qu'on a une mémoire familiale, en l'occurrence celle de la femme seule qui gère, mon arrière-grand-mère, ma grand-mère étaient veuves très tôt, ma mère a été veuve relativement tôt, et comme par hasard, j'ai choisi un homme qui pouvait être mon père... Et je me retrouve seule avec mes 3 enfants.
    Alors je sais qu'on peut changer les choses, et que la vie peut nous aider à les changer mais je me dis que les blessures ne nous empêchent pas d'être nous-mêmes, être soi-même c'est vivre avec ces blessures, elles font partie de nous et nous nous sommes construits avec.



  • @Roma31 sauf que là la blessure nous concerne nous personnellement, dans ce que tu mets en avant tu parles selon moi plutôt des non dits familiaux qui entraînent des schémas répétitifs sur plusieurs générations.



  • @LeaPierce euh non, pour les blessures familiales c'était pour faire écho au livre mentionné par Chibi.
    Je parle aussi des blessures qu'on a en soi, toute ma vie j'ai agi en fonction de ces blessures d'abandon.
    Les relations que j'ai connues après mon divorce, soit j'ai pris la fuite, soit je me suis mise en position d'humiliation, à accepter et ne pas vouloir dire "non" , soit à me renfermer... A l'heure actuelle, je suis seule, je me suis mise dans l'enfermement par peur du rejet, je le sais, mais ça ne me touche plus, parce que j'ai décidé que j'étais comme ça, que c'était mes blessures et qu'il fallait accepter.



  • @Roma31 Pourtant le livre que mentionne Chibi parle entre autres des non-dits familiaux 🙂



  • @LeaPierce ben oui. Bon je crois que je ne suis pas assez claire 🙂



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