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    François Villon

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    françois villon poésie
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    • A Former User
      A Former User last edited by Mai Tai

      Commençons par le plus connu
      Villon35.jpg

      Ballade des pendus
      François Villon

      Frères humains, qui après nous vivez,
      N’ayez les coeurs contre nous endurcis,
      Car, si pitié de nous pauvres avez,
      Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
      Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
      Quant à la chair, que trop avons nourrie,
      Elle est piéça dévorée et pourrie,
      Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
      De notre mal personne ne s’en rie ;
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      Se frères vous clamons, pas n’en devez
      Avoir dédain, quoique fûmes occis
      Par justice. Toutefois, vous savez
      Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.
      Excusez-nous, puisque sommes transis,
      Envers le fils de la Vierge Marie,
      Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
      Nous préservant de l’infernale foudre.
      Nous sommes morts, âme ne nous harie,
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      La pluie nous a débués et lavés,
      Et le soleil desséchés et noircis.
      Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
      Et arraché la barbe et les sourcils.
      Jamais nul temps nous ne sommes assis
      Puis çà, puis là, comme le vent varie,
      A son plaisir sans cesser nous charrie,
      Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
      Ne soyez donc de notre confrérie ;
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
      Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
      A lui n’ayons que faire ne que soudre.
      Hommes, ici n’a point de moquerie ;
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      1 Reply Last reply Reply Quote 4
      • A Former User
        A Former User last edited by

        Le vieux français n'est pas si simple à déchiffrer. Encore que là, il s'agisse d'un poème, je ne suis pas sûr que nos ancêtres de l'époque de Villon utilisaient au quotidien les mêmes tournures de phrases.
        En plus, dans les provinces, les patois donnaient à la France du moyen-âge un côté Tour de Babel !

        A Former User 1 Reply Last reply Reply Quote 0
        • A Former User
          A Former User @Guest last edited by A Former User

          @Louikatorz toutes les langues se traduisent à partir du moment où nous les comprenons. Après, j'en conviens, les traductions peuvent varier en fonction ... du traducteur .

          1 Reply Last reply Reply Quote 1
          • A Former User
            A Former User last edited by A Former User

            Tout le monde a déjà entendu parler des "neiges d'antan"

            Il y a quelques centaines d'années on l'utilisait de manière péjorative pour désigner des choses dépassées, d'un autre âge, d'un autre temps et qui n'ont plus cours.
            Aujourd'hui elles tintent à nos oreilles comme une nostalgie des amours perdus.
            Pourtant les neiges d'antan nous viennent d'un poème de ce cher François, et ne sont pas des neiges légères.

            Ballade des Dames du temps jadis

            Dictes-moy où, n’en quel pays,
            Est Flora, la belle Romaine ;
            Archipiada, ne Thaïs,
            Qui fut sa cousine germaine ;
            Echo, parlant quand bruyt on maine
            Dessus rivière ou sus estan,
            Qui beauté eut trop plus qu’humaine ?
            Mais où sont les neiges d’antan !

            Où est la très sage Heloïs,
            Pour qui fut chastré et puis moyne
            Pierre Esbaillart à Sainct-Denys ?
            Pour son amour eut cest essoyne.
            Semblablement, où est la royne
            Qui commanda que Buridan
            Fust jetté en ung sac en Seine ?
            Mais où sont les neiges d’antan !

            La royne Blanche comme ung lys,
            Qui chantoit à voix de sereine ;
            Berthe au grand pied, Bietris, Allys ;
            Harembourges, qui tint le Mayne,
            Et Jehanne, la bonne Lorraine,
            Qu’Anglois bruslèrent à Rouen ;
            Où sont-ilz, Vierge souveraine ?…
            Mais où sont les neiges d’antan !

            Prince, n’enquerez de sepmaine
            Où elles sont, ne de cest an,
            Qu’à ce refrain ne vous remaine :
            Mais où sont les neiges d’antan !

            François Villon, 1458-9

            1 Reply Last reply Reply Quote 3
            • Kallindra
              Kallindra last edited by

              L'un des 1ers cadeaux offert à mon conjoint il y-a presque 17 ans, recueil en 2 tomes des poèmes de Villon dans une édition reliure cuir début du XXème 🙂

              A Former User 1 Reply Last reply Reply Quote 1
              • A Former User
                A Former User @Kallindra last edited by

                @Kallindra C'est un vrai trésor que tu lui a offert.

                1 Reply Last reply Reply Quote 1
                • jean
                  jean last edited by

                  François Villon a disparu du jour au lendemain.

                  Liberté - Egalité - Fraternité... tout simplement.

                  1 Reply Last reply Reply Quote 0
                  • A Former User
                    A Former User last edited by

                    Je découvre. Merci !

                    1 Reply Last reply Reply Quote 0
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