La peur de la mort (vidéo)



  • J'ai bien aimé cette vidéo car j'ai pas mal reconnu certains des questionnements que j'ai pu avoir depuis l'adolescence et qui sont revenus plus d'une fois à la charge à chaque fois que j'étais dans une période de doutes et de perte de repères. Notamment, la question de la quête de sens est centrale, comprendre pourquoi nous faisons ce que nous faisons, les raisons qui nous poussent à continuer alors que tout est voué au néant, que tout ce que l'on construit est éphémère et n'a même pas vocation à durer une vie entière, il a toujours été difficile pour moi d'accepter qu'il était impossible de tout contrôler, tout comprendre. Cela a souvent engendré énormément d'anxiété et de ruminations.

    Ce que je sais, c'est que le désenchantement a toujours eu une réelle influence sur ma vision des choses et sur ma peur de la solitude et du néant. Ce sont les coups durs et l'ennui existentiel qui nous amènent à penser de manière négative. Et cette recherche obsessionnelle de sens... eh bien, elle ne mène à rien au final. Il faut savoir lâcher prise. Je crois que c'est véritablement difficile de savoir lâcher prise et accepter que l'on a que très peu d'emprise sur son existence, sur le temps et le monde. J'admire les gens qui y parviennent et atteignent une certaine forme de sérénité (même si elle est aussi passagère que le bonheur), je crois que c'est ce vers quoi il faut diriger son énergie et ses efforts pour savoir apprécier le moment présent et toutes les petites choses qui rendent la vie plaisante et agréable et non une suite d'événements plus ou moins subis jusqu'au point final.

    Que pensez-vous de la vidéo ? Quel est votre rapport à la mort ? Y pensez-vous seulement ou mettez-vous cela de côté ?



  • Cette vidéo fait également écho à des choses que j'ai vécu, que je vis encore, et des questionnements que j'ai eu ou que j'ai encore. Je me suis assez reconnue aussi dans certaines choses qu'il dit. Tous les trucs à la con genre "pourquoi j'existe", "pourquoi je suis moi et pas quelqu'un d'autre", je me les pose sans arrêt...

    La mort aussi me fait peur. Ma famille est un peu croyante, j'ai fait du catéchisme étant enfant et ado, mais suite à diverses remises en question je me suis rendue compte que je n'y crois pas du tout. Ou du moins, j'ai arrêté d'y croire.
    Et comme Didi le dit à un moment dans sa vidéo, il s'est rendu compte qu'il n'aime pas dieu. Pour moi c'est pareil. J'admet la possibilité que je puisse me tromper, j'admet la possibilité que, malgré ce que je crois, un dieu ou plusieurs puissent exister. Mais dans ce cas, je considère que ces dieux ne sont pas dignes d'être vénérés et en tout cas je n'ai pas envie de les vénérer et je n'ai pas l'impression qu'ils aient fait quoi que ce soit pour le mériter. (Mais j'imagine qu'ils s'en foutent de mon opinion, moi petite fourmi face à eux. Mais en même temps, s'ils se fichent de mon opinion, ça me donne encore moins envie de les vénérer). Bref, ce n'est pas le sujet.
    Donc du coup, la vie après la mort, je m'y suis pas mal questionnée fut un temps. Je me suis intéressée à d'autres religions que le catholicisme, et je n'ai rien trouvé d'autre que la même soupe infâme partout. J'ai donc fini par accepter l'idée qu'il n'y a rien après la mort.

    Enfin accepter... C'est plus facile à dire qu'à faire. J'ai rarement eu à faire face à la mort dans ma vie (car la plupart des gens vieux de ma famille étaient déjà morts ou sont morts quand j'étais trop petites pour vraiment en prendre la mesure, ou alors ce sont des gens de ma famille éloignée alors ça m'atteignait moins), donc de ce côté je suis assez chanceuse. Mais récemment j'ai dû faire face à la mort de ma mamie (pendant le confinement). C'était très dur car j'étais très proche d'elle. C'était la seule grand-parent que j'ai connu, j'ai vécu des tonnes de choses avec elle, à part mes parents c'est sûrement avec elle que j'ai vécu le plus de trucs dans ma famille. Donc bref, c'était dur, surtout que je n'ai pas pu aller à son enterrement pour cause de confinement. Mais du coup quand le confinement a été levé et que j'ai pu aller sur sa tombe, et bien dans ma tête je lui "parlais", comme si elle pouvait m'entendre depuis un au-delà quelconque. Alors que je ne crois pas à ça. Et du coup j'étais partagée entre le fait de lui parler, le fait de me sentir ridicule et de me dire "c'est débile car il n'y a rien après la mort" et le fait de me sentir coupable de penser ça alors que j'aurais dû être totalement concentrée sur ma mamie. Bref, chelou. Comme si, malgré moi, j'avais vraiment besoin et envie qu'il y ait quelque chose derrière.

    J'ai peur de la mort, parce que j'aimerais qu'on se souvienne de moi comme autre chose qu'une looseuse dépressive feignasse chômeuse. (quand je dis "on", je parle de mes proches. J'ai abandonné l'idée que le monde se souvienne de moi XD). Donc j'aimerais accomplir quelque chose avant de mourir. Mais j'ai la flemme de tout, et en même temps je me dis comme disait Didi : à quoi bon ? Aussi j'ai peur de la mort car je n'ai pas envie de faire de mal aux gens qui m'aiment, et aussi je n'ai pas envie de mourir avant d'avoir lu la fin de certains manga, vu la fin de certaines séries (c'est peut-être con, mais parfois ça me permet de me raccrocher à quelque chose >.>).
    D'un autre côté j'arrive parfois à ne plus avoir peur de la mort. Bizarrement c'est une citation de Kaamelott qui me permet de ne plus avoir peur de la mort. C'est l'épisode où, Arthur étant en campagne, Guenièvre prête sa chambre à l'évèque de Germanie. Puis elle dit à sa mère que quand même, ça l'embête si jamais Arthur revient plus tôt que prévu et trouve un évèque dans la chamre. Ce à quoi dame Séli répond "vous vous en foutez, vous êtes pas là".
    Cette phrase m'a marquée et je me dis ça à propos de la mort. Mes proches seront tristes ? Je m'en fiche, je ne serai pas là. Je n'aurais pas vu la fin de certains trucs ? Je m'en fiche je ne serai pas là. Je ne m'en rendrais même pas compte. Du coup j'ai peur de mourir, mais pas (ou moins) de "la mort", car je ne me rendrais pas compte d'être morte. Il n'y aura plus de "je". Je ne pourrais pas me sentir mal pour mes proches tristes, puisque je n'existerai plus.
    Quand j'étais au plus bas, plusieurs fois j'ai pensé au suicide. La vie c'est de la merde et de toute façon elle ne sert à rien, alors à quoi bon endurer toute cette merde ? Ca serait tellement mieux de ne plus exister. Pourtant je n'ai jamais essayé. Je ne sais même pas pourquoi. Qu'est-ce qui me retient ?
    Peut-être que c'est le fait de devoir mourir. Souvent, quand je n'allais pas bien et même encore parfois, je me dis que ça serait bien qu'un camion m'écrase, sans que je ne m'en rende compte. Ca serait plus pratique que d'avoir à me tuer moi-même. Une fois j'ai trouvé une image qui exprime parfaitement ce que je ressens là dessus :
    a5omnzO_460s.jpg

    Simplement arrêter d'exister. Ou mieux, ne jamais avoir existé, ça serait tellement bien.

    Je crois que cette vidéo ne m'a pas réussi XD.

    Bref, je considère que les humains sont un amas de cellules bien organisées, mais juste ça : un amas de cellules. Sans but. La seule différence entre nous et une bactérie, c'est cette voix débile dans notre tête qui s'interroge sur le sens de la vie. Je préférerais être une bactérie.



  • Je n'ai pas encore regardé la vidéo mais je le ferais car le sujet est très intéressant.

    Je n'ai pas peur de la mort. Ce n'est pas la mort le plus effrayant à mon sens, c'est d'être celui qui reste, celui qui voit ceux qu'il aime mourir et celui qui porte leur souvenir.
    Je souhaite mourir le plus tard possible car j'ai un fils et je veux être là pour lui. Par contre, j'accueillerais la mort comme une vieille amie lorsqu'elle viendra car avec elle mon esprit rejoindra ceux de mes enfants. Il n'y-a peut-être pas de vie après la mort ou peut être y-en a-t'il une mais j'aime imaginer que mon âme, mon esprit, ce qui fait que je suis moi puisse s'envoler vers les étoiles et rejoindre ceux que j'ai perdu : mon fils et ma fille. Peut-être est-ce un vain espoir, de la pure fiction, mais c'est aussi ce qui aide à tenir, à avancer et à être ancré dans le présent pour ceux qui restent et qui ont besoin de moi.



  • Je réponds mais j'ai pas encore vu la vidéo encore une fois.
    Je rejoins le premier avis, celui de @Sylareen. Je partage dans les grandes lignes ce qu'elle dit. J'ai côtoyé la mort très tôt malheureusement, à 8 ans le mari de ma marraine est décédé dans un accident de voiture. Ils étaient tout jeunes (environ 16 ans de plus que moi). Et ça m'a marqué car ma mère n'arrivait pas à me l'annoncer, c'est mon frère qui l'a fait. J'avoue ne pas avoir compris pourquoi elle n'arrivait pas à me le dire sur le moment.
    Plus tard à mes 17 ans, à moins d'un an d'intervalles j'ai perdu coup sur coup deux de mes grands parents.
    J'ai eu très peur de passer le permis pour la raison précédente pendant longtemps, je me sentais pas prête à prendre le risque de perdre ou de faire perdre la vie. C'était beaucoup d'implication pour moi.
    Quand je suis pas bien, je ressasse direct et j'ai peur de la mort mais dans sa globalité j'arrive à bien vivre avec le fait que tôt ou tard ce sera terminé. Et j'avoue que mon conjoint m'a pas mal aidé à relativiser là dessus car avant j'y pensais quasiment non stop.



  • Pour moi, la mort n'est pas un concept...Elle était là dès mon enfance,j'ai du aussi me tartiner l'éducation chez les "soeurs" ,qui ,à des gamines de 8 ans,prédisaient une mort subite en état de péché mortel!J'ai supporté ça jusqu'à la communion,et ai claqué la porte,et ne suis revenue que par conventions,qd il est impossible de s'y soustraire!
    Je rejoins kallindra,n'ayant pas de crainte de la mort,puisque c'est la seule chose dont on est sûr!
    La mort des plus proches est un des pires drames ds une vie,et on ne s'en console que pq ils ne nous quittent pas!
    Chacun a sans doute un ressenti différent,mais l''essentiel est que ça aide à survivre,pour ceux qui sont là.


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