Sommes-nous réellement déterminés par les causes ?


  • Banned

    "Les hommes se croient libres pour cette seule cause qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés"
    Spinoza

    Pensez-vous tout comme le philosophe Spinoza et certains autres philosophes généralement rationalistes, que nous sommes avant tout déterminés par nos causes et que celles-ci sont systématiquement à l'origine de toutes nos actions ainsi que nos choix ?

    Si oui, pour quelles raisons ? Et pensez-vous que si tel est le cas, ça serait nécessairement une fatalité ?
    Dans le sens où nous serions comme en quelque sorte prisonniers par ce déterminisme, et que si nos choix seraient déterminés par toutes les causes qui les précèdent, ils ne seraient qu'une illusion ?

    Si à l'inverse, vous n'êtes pas d'accord avec cette idée et que, vous pensez que nous ne sommes pas nécessairement déterminés par les causes antérieures et/ou qu'elles n'influeraient pas radicalement sur nos choix/actes. Pour quelles raisons ?



  • Je pense que l’être humain est complexe. Par conséquent, je pense qu’il y a une partie de cause à effet. Par exemple, grandir dans un environnement maltraitant peut expliquer que certaines personnes ont telle ou telle pathologie voire se retrouvent en prison. Car il y a des facteurs de risque, au vu de l’environnement, que l’enfant ne se construise pas normalement et qu’il puisse développer une pathologie. Cependant, ce sont des facteurs de risque et ce n’est pas parce-qu’un enfant grandit dans un environnement chaotique qu’il aura forcément une pathologie. Cela dépend de beaucoup de facteurs : personnalité, environnement, ressources etc.


  • Banned

    Merci pour ton avis intéressant Miliam 😉
    Je te suis totalement quand tu dis que l'être humain est complexe, personnellement je pense qu'en effet, les causes ont une grande importance et influent forcément sur le cours de nos actions, mais pas seulement.
    Nos réflexions, notre manière d'appréhender les choses, nos ressentis, nos émotions etc etc..

    Je pense que nous sommes déterminés par nos causes, en revanche, malgré le fait que ça puisse etre perçu comme tel, je ne suis pas fataliste et je fais bien le distinguo entre un déterminisme absolu et le fatalisme.
    Car je pense qu'il nous est tout à fait possible d'appréhender les choses différemment, et qu'il importe aux êtres de voir les Lois de la causalité comme n'étant pas nécessairement une fatalité, un mal.
    Je pense que, de ce fait, notre réelle faculté à pouvoir faire des choix est extrêmement limitée, mais qu'il dépend de nous d'êtres en adéquation avec cette idée, pour mieux l'accepter.

    Car je pense que l'être humain malgré toutes les connaissances qu'il est capable d'avoir par expérience, reste malgré tout toujours limité de ce point de vu là. Il y'a des tas de choses qui nous échappent par ignorance, mais le plus important est de ne pas juger cette ignorance négativement, mais la comprendre.

    ce sont des facteurs de risque et ce n’est pas parce-qu’un enfant grandit dans un environnement chaotique qu’il aura forcément une pathologie

    En effet, le facteur social et l'éducations ont =évidemment leurs importance, mais je pense aussi que le fait de grandir dans un environnement chaotique, pour beaucoup d'enfants, pour certains et contrairement à d'autres. Cela a été une cause de leur réussite par la suite, le fait de grandir dans un environnement dur, ça peut aussi aider à devenir plus rapidement autonome, gagné plus rapidement en maturité et connaitre plus rapidement la réelle valeur des choses.



  • Pensez-vous tout comme le philosophe Spinoza et certains autres philosophes généralement rationalistes, que nous sommes avant tout déterminés par nos causes et que celles-ci sont systématiquement à l'origine de toutes nos actions ainsi que nos choix ?

    Qu'entends-tu par causes ? Que définis-tu comme étant une cause ?



  • Une nuit j'ai fais un rêve étrange dans lequel je disais " le bien nous attire, le mal nous façonne".
    Au réveil j'étais très étonné par cette parole.
    Quelques heures plus tard j'avais une personne au téléphone en pleine crise de culpabilisation.

    "Si des jumeaux identiques mais élevés dans des contextes différents ne possèdent pas les mêmes caractéristiques, cela indique que ces traits sont majoritairement déterminés par l'environnement."
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Étude_de_jumeaux
    Avec un cas connu
    https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2015/11/12/deux-vrais-jumeaux-eleves-l-un-chez-les-nazis-l-autre-dans-une-famille-juive_5991606_4832693.html
    Etre nazi c'est mal...
    Et cela ne vient pas de la génétique...

    "La violence est-elle codée dans notre ADN? La science répond: oui, en partie"
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/10164918-la-violence-estelle-codee-dans-notre-adn-la-science-repond-oui-en-partie.html
    Les humains et les souris ne fonctionnent pas pareil mais il est possible que nous soyons aussi déterminés en partie par la génétique.

    Notre potentiel génétique, notre éducation, notre socialisation, nos expériences et nos connaissances déterminent ce que nous sommes.
    Nous avons la liberté d'avoir ou de simuler des expériences pour agrandir nos connaissances.
    Nous ne sommes pas tous égaux dans cette liberté car elle est déterminée par ce que nous sommes devenus.

    Donc pour certaines personnes ce déterminisme ne sera pas une fatalité qui elle l'est pour d'autres.
    C'est triste mais en partageant la connaissance on change la détermination.
    A condition que le déterminisme ait laissé une porte ouverte à la connaissance.
    La connaissance peut aussi faire beaucoup de mal à ceux pour qui l'illusion est le seul remède au déterminisme.

    L'illusion de croire que l'on est le résultat de nos efforts fait oublier que nous avons été dotés de forces pour en faire.
    Cela peut faire avoir un comportement intolérant de par l'incompréhension des déterminations de l'autre.
    Il n'y a pas de fatalité sur ce point, il suffit seulement avoir la connaissance des difficultés de l'autre.
    Pour cela il faut chercher à comprendre l'autre mais pareil il faut avoir été doté d'au moins le minimum de cette capacité.

    Je crois que les philosophes n'ont pas assez médité sur "comment comprendre l'autre", leur détermination ne les a poussé qu'à constater que les personnes ne se comprennent pas.



  • Je ne suis pas d'accord pour la raison suivante c'est que le déterminisme n'est pas une fatalité,il y a et a mainte reprise,des exemple de personnes dont rien ne laissez présager un avenir,en vu de leur situation/milieu et classe sociale, et qui contre toute idée/attente ont réussi à contredire l'idée,que si par exemple ,tu viens d'une classe sociale et d'un milieu défavorisés , tu aura beaucoup de mal à réussir et même avec ce handicap et parfois pire encore.Ils sont parvenus à transfiguré cette idée la et sont parvenus à dépasser leur statut/milieu social...
    C'est un vaste sujet qui peux être vu et perçu de manière différente selon l'interprétation que nous en ferons...
    C'est assez subjectif au final, c'est comme tout sujet en philosophie,assez vaste un débat presque sans fin.
    Après je précise que ce n'est qu'un exemple ce que je cite en premier lieu.


  • Banned

    @LeaPierce a dit dans Sommes-nous réellement déterminés par les causes ? :

    Qu'entends-tu par causes ? Que définis-tu comme étant une cause ?

    Je définis personnellement la cause d'une chose par un élément ou de multiples éléments qui influent et déterminent la progression, l'évolution de la chose, qui l'orientent et qui sont aussi à l'origine de sa création.
    Je ne précise pas quel type de cause, je ne parle pas forcément de causes matérielles, c'est assez compliqué à définir universellement ce que peut être une cause tant ça relève de la subjectivité.

    Quand je parle de cause, je parle surtout de "Ce qui produit un effet." telle est la définition que j'ai pu trouver sur le net qui est très brève et manque de détails.
    Un exemple personnel plus concret :

    Si j'ai fait le choix de de faire du Volley plutôt que du Judo, l'une des causes est que ma sensibilité aux sports d'équipes a toujours été plus grande qu'aux sports individuels. Cela peut s'expliquer également par d'autres causes, comme par exemple le fait que mon père en a fait quand il était plus jeune, qu'il m'en a souvent parlé et montré des photos qui m'ont certainement marqué, ça peut être inconsciemment aussi.



  • @dante69 tu as raison venir d'un milieu défavorisé n'est pas un handicap insurmontable.
    Je n'ai pas parlé de classe sociale mais de socialisation
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisation
    La socialisation est un tout qui vient en interaction avec l'éducation parentale et ces deux éléments ne sont pas les seuls déterminants


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