Vu hier soir : le film est exubérant, déjanté, volontiers trash (ne pas emmener votre petit cousin avec vous), et se permet au milieu de tout cela quelques petit moments de grâce bienvenus. Je pense que le contraste obtenu et les cassures de rythmes sont précisément voulues pour retranscrire toutes les contradictions d'une époque.
J'ai un avis légèrement mitigé concernant le thème abordé. Ok, on sait que les Américains adorent qu'on parle d'eux même, et Hollywood qui raconte Hollywood, on a déjà vu cela de nombreuses fois. Depuis Chantons sous la pluie à One upon a time in Hollywood en passant par Avé César, The artist ou La rose pourpre du Caire pour ne citer que les plus évidents, on a vraiment une impression de déjà-vu. Au moins, le film a de lui-même le bon gout d'avouer le manque d'originalité de son scénario.
Je reprocherai aussi le coté foutraque du film par moments. Damien Chazelle - malgré son talent certain - a souvent tendance à confondre rythme avec agitation frénétique.
Les acteurs sont comme toujours impeccables, et je retiendrais surtout la présence de Diego Calva, inconnu jusqu'ici, qui arrive à voler la vedette à Margot Robbie et Brad Pitt, ce qui n'était pas une mince affaire ! On va certainement revoir ce monsieur.
Au final, il ne s'agit ici que d'un film en forme de déclaration d'amour au cinéma de plus. On ne pourra pas reprocher l'intention du réalisateur, et le film a tout de même quelques fulgurances et est plaisant à suivre, mais j'attendais un peu mieux.








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