Ghostland (Incident in a Ghostland)



  • Incident in a Ghostland est un film d’horreur franco-canadien écrit et réalisé par Pascal Laugier, sorti en 2018. Il a obtenu pas moins de 3 récompenses au Festival international du film fantastique de Gérardmer (le Grand prix, le Prix du public et le Prix du jury SyFy).
    N.B. Il y a de la violence, le film fut interdit aux moins de 16 ans à sa sortie en France.

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    j'ai vu ce film parce que je trouvais l'affiche top 😋

    Pitchblack : Une femme et ses deux filles emménagent dans une maison remplie de poupées glauquissimes, de miroirs poussiéreux, de portes qui grincent, et d’ampoules dont la puissance d’éclairage ne dépasse pas les 2 watts. Dès la première nuit, des meurtriers dégénérés pénètrent dans la maison et les attaquent. Bonne ambiance. 🌺

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    une maisonnette qui sent bon la joie de vivre

    Malgré le titre, et la maison quasi identique à celle de The Conjuring, on n’est pas dans la chasse aux fantômes, mais plutôt dans The Devil’s Rejects ou bien The Hills have Eyes. (Même type de méchants particulièrement tarés et sanguinaires, et ceci ne constitue pas un spoiler.)

    Je n’ai pas été emportée par ce film, sans doute parce que j’étais distraite par la prestation lunaire de Mylène Farmer, dont je ne comprends globalement pas la présence (même hors du film d’ailleurs, je ne comprends pas cette personne).

    CEPENDANT, il y a une astuce scénaristique dans ce film qui est assez originale, intervient au bon moment et rattrape bien l’ensemble. Pour cette raison, je le recommande quand même. ☺

    Connaissez-vous ce film ? Qu'en avez-vous pensé ?



  • Très mitigée sur ce film, même si au bout de la première demi-heure, les choses prennent une tournure inattendue, ce qui est bienvenu.
    Les scènes de violence bien filmées, rendent l'ensemble très réaliste.
    Voilà pour les points positifs.

    Pour les points négatifs, et il y en a beaucoup, j’ose m’interposer face aux nombreux fans de Mylène Farmer et du réalisateur Pascal Laugier, ces fans qui m’ont semblé ne pas être très objectifs dans leurs critiques.
    OK... Bon au bout de la première demi-heure j'ai eu envie de partir, plongée dans l'ambiance d'un téléfilm série b, trouvant les actrices mauvaises et principalement Mylène Farmer, je pense que le doublage n'a pas aidé.
    Ensuite les décors too much à la Chucky, les méchants des sauvages dégénérés, en devenant ridicules.


    Cette ambiance de voyeurisme crasseux et les cris incessants qui m'ont vrillé la tête.

    Un scénario finalement très basique heureusement rattrapé par l'événement que j'ai cité dès le départ plus haut.

    Je reste néanmoins contente de l'avoir vu, ce qui me permet encore aujourd’hui d’en parler.
    Je reste persuadée que Mylène Farmer aurait dû s'abstenir et rester sur son rôle dans "Gorgino", même si ce film a été démoli à sa sortie alors qu'il ne le méritait pas.

    De nombreuses personnes sont allées voir ce film uniquement pour Mylène Farmer, d'autres pour Pascal Laugier et n'en démordent pas criant au chef d'oeuvre.
    Moi je suis allée voir ce film par curiosité, bien que fan de Mylène Farmer en son temps, je ne peux pas dire que ce film était bon, tout simplement parce qu'il ne l'était pas !



  • C'est un des rare film d'horreur que j'aime bien, il est assez étrange et spécial mais le voir 2 fois est une bonne chose pour bien comprendre et voir ce que l'auteur veut nous montrer.



  • @Lavinia merci pour ton avis ! J'ai pas aimé Saint-Ange. Les critiques élogieuses parmi les moins bonnes (surtout de fans de Mylène c'est vrai) me faisaient penser que ça vaudrait peut-être le coup d'essayer celui-ci malgré un à priori négatif.
    Au vu de ta critique, et qu'à priori (si j'ai bien suivi) tu es fan, je vais pas aller au delà, sauf si on me le prête/offre. Tellement de films du genre à découvrir avant ça !

    L'affiche est très belle en revanche <3, ça me fait penser un peu à celle de Black Swan.



  • @Kurapika Tu veux certainement parlé de "Saint Ange" de Pascal Laugier ? Ce film n'a rien de commun avec "Ghostland". Mais en tout cas, j'ai préféré le premier au deuxième.
    En cinéma ma critique est assez acérée, je ne peux pas être aussi ouverte qu'en musique.
    Ceci dit, ce n'est pas parce que j'ai donné un avis plutôt négatif de ce film que je détiens la vérité absolue.
    Comme disait un certain Docteur Lecter, "Ce qui est important dans la vie, c'est de faire de nouvelles expériences" 😉



  • @TiteLuciole Peux-tu nous dire ce que l'auteur a voulu nous montrer ? En spoiler bien sûr ! 😊



  • @Lavinia Merci, c'est bien Saint-Ange, je vais éditer (mémoire de vioque).
    J'ai lu qu'il était différent en effet. Mauvais jeu des acteurs + pitch qui m'emballe moyen = ça me donne pas envie en fait... En plus tu as préféré le 1er, donc encore moi. Et c'est pas de ta faute, sache-le, c'est juste que ça me laissait déjà perpexle et que pour l'horreur je suis ultra chiante.
    Comme dit, si un jour j'en ai l'occasion je le verrai, j'irai pas le chercher de moi-même en revanche.



  • Bon, finalement j'ai eu l'occasion de le voir ! Huhu, je vais beaucoup critiquer ce film, je préviens 😬

    Il y a de bonnes idées, spécialement concernant l'esthétique du film : les décors sont canons et la photo participe grandement à l'horreur visuelle. Et Mylène, je l'ai pas trouvée géniale, mais pas si mauvaise actrice que ça. Le casting est pas génial, les actrices m'ont dans l'ensemble peu convaincue, aussi sa participation me paraît très anecdotique et pas si catastrophique...
    Et alors certains choix me questionnent énormément, surtout un en fait.

    Puis je le mets en clair même si ça rejoint un peu ma critique, ce grand "féministe" qu'est Laugier a selon les dires de la plaignante (Taylor Hickson qui incarne Véra jeune) participé avec son équipe de prod' à l'accident qui l'a défigurée. Je cite cet article d'Allociné :
    "Durant le tournage de cette scène, le réalisateur Pascal Laugier n’arrêtait pas de dire à Taylor Hisckson de frapper plus fort la vitre avec ses poings. À un moment, elle a demandé à l’un des producteurs et au réalisateur si ce n’était pas dangereux. Les deux lui ont répondu que ça ne l’était pas". Malheureusement, la vitre a éclaté, propulsant sa tête et le haut de son corps à travers les éclats de verre. "La jeune femme gravement coupée au niveau du côté gauche du visage a reçu 70 points de sutures. Depuis, une imposante cicatrice allant du bas de son menton à sa tempe lui barre le côté gauche du visage" précise Deadline."

    Désormais, je vois pas Laugier d'un très bon œil, en tant qu'homme comme en tant que réalisateur. A voir dans le temps, s'il s'enfonce dans sa connerie (selon moi), ou au contraire apprend de ses erreurs. Je penche pour la seconde option au vu de ses nombreux propos problématiques (et j'en ai lu pas mal au delà de ce que j'ai pu évoquer). Contrairement à un type également imbuvable dans le civil comme Von Triers ou Polanski, je ne trouve pas le cinéma de Laugier porteur de réflexions, bien au contraire !

    En synthèse, malgré de bonnes trouvailles (le twist est pas mal même si je m'y attarde pas, bien que très prévisible) ce film me dérange profondément. La transphobie et le validisme gangrènent déjà nos sociétés partout dans le monde, je n'ai pas envie de voir de films appuyant des idéologies eugénistes et oppressives en toute décomplexion.

    Selon moi, c'était déjà fait et pas à refaire...



  • @Tinker-Bell Honnêtement je me souvenais même pas de l'apparence des méchants de l'histoire, donc je trouve que ta critique va un peu loin dans les accusations de validisme, transphobie etc. A ce moment-là énormément de films d'horreur sont des odes à la discrimination nan ?
    Je ne nie pas la pertinence de ton propos, mais si moi j'avais totalement oublié les caractéristiques des meurtriers (mis à part le fait qu'ils sont salement déséquilibrés), et si le film n'en fait pas grand cas (effectivement on ne sait rien de leur identité ou de leur passé), je me dis que c'est sans doute parce que c'était pas crucial.
    Là où je te rejoins en revanche, c'est que la justification de Laugier est pourrie. En effet les héroïnes du film ne font pas du tout battantes, elles ne resteront pas comme des modèles féministes intéressants, même si je pense que le film passe sans doute le test de Bechdel.

    Enfin, j'avais aussi entendu parler de l'histoire de cette actrice qui a été défigurée sur le film, ça c'est tragique et honteux.



  • @Shanna transphobe et validiste, je maintiens ^^ Et là-dessus, je m'appuie sur les propos cités plus tôt du réalisateur :
    "Je fais des films d'épouvante, un genre où le spectateur doit faire l'expérience du mal et s'interroger sur les formes que prend ce mal. "
    Or ce qui nous est montré, c'est un travesti et une personne atteinte de trisomie qui torturent et tuent des innocents, rien d'autre (je mets pas sous spoiler car ça intervient tôt et en soit ne gâche rien à l'intrigue). Et à la fin du film, on peut aisément traduire que le travestissement et la trisomie, c'est la forme que prend dans cette histoire le mal.

    Sinon, je suis curieuse, tu penses à quels films comme ode à la discrimination ? Perso je pense direct à Tous les garçons aiment Mandy Lane, que j'ai plutôt bien aimé (pas un chef d’œuvre non plus). Ultra sexiste pourtant ! Mais c'est pas pour ça que je vais trouver nul ce film dans son ensemble. En fait, ça dépend du message qu'on peut en retirer. Et dans Tout les garçons (...) y'a la possibilité de le voir aussi sous un angle féministe.

    Là je reviens à nos moutons et je ne vois aucun passage dans Ghostland qui me permette d'y voir ne serait qu'une bribe d'invitation à la tolérance concernant la diversité, au contraire !



  • @Tinker-Bell a dit dans Ghostland (Incident in a Ghostland) :

    C'est vrai, chacun de mes films est un moyen de m'approcher de cet « autre » qu'est la femme pour moi, de m'interroger sur elle et ses névroses, parce que la femme est à mes yeux l'une des énigmes les plus fascinantes et exaltantes qui soient.

    Tain, on peut encore sortir ce genre de discours aujourd'hui? Baise un bon coup, ça te détendra.



  • @Tinker-Bell a dit dans Ghostland (Incident in a Ghostland) :

    Sinon, je suis curieuse, tu penses à quels films comme ode à la discrimination ? Perso je pense direct à Tous les garçons aiment Mandy Lane, que j'ai plutôt bien aimé (pas un chef d’œuvre non plus). Ultra sexiste pourtant ! Mais c'est pas pour ça que je vais trouver nul ce film dans son ensemble. En fait, ça dépend du message qu'on peut en retirer. Et dans Tout les garçons (...) y'a la possibilité de le voir aussi sous un angle féministe.

    Je ne pensais à aucun film en particulier, mais dans tous les films d'horreur le méchant a des caractéristiques, donc on pourrait tout le temps dire "haaan c'est une critique envers tel groupe de personnes".
    Tu vois le fait que toi tu penses direct à Mandy Lane (il était plutôt sympa ce film en effet ! 😊), c'est bien parce que tu as une lecture des films en mode "chasse à la discrimination", parce que perso je n'ai pas pensé une seconde au sexisme de ce film le jour où je l'ai vu. Je me souviens de l'intrigue, des prestations d'acteurs, de la réal, etc. pas du tout de m'être dit qu'il y avait matière à réfléchir sur les intentions de l'auteur.
    C'est sans doute de la naïveté de ma part, et je ne dis pas que j'ai la bonne approche, mais on ne voit pas forcément les mêmes choses en premier, et c'est pas très grave : c'est aussi ce qui fait la qualité d'une discussion comme celle-ci !



  • @Shanna pas de "chasse à la discrimination". C'est super réducteur de me cantonner à ça et aussi présumer comment j'analyse un film...

    Je suis plus sensible au féminisme que la moyenne, certes, ce n'est pas rédhibitoire pour autant. Sinon je signalerai toutes incartades telles pour chaque critique d’œuvre que je fais ici, et il me semble que c'est loin d'être le cas, si ?

    J'ai aussi un regard critique sur l'inclusif à tout prix par ailleurs, ce qui fait que je trouve certaines séries/films très mauvaises (comme Orphan Black ou Sense8, même pas peur ^^) et je peux tout autant les défoncer si je trouve grotesques les (sur)représentations positives des groupes dit "oppressés".

    Et surtout, même sans avoir été sensibilisée à ça, je suis certaine que dans ce film précisément, j'aurai trouvé ce choix dérangeant et stigmatisant. J'ai pas attendu le féminisme pour réfléchir par moi-même en fait et ce n'est pas du tout ma seule grille de lecture. Que toi ça t'ai pas marquée, je l'entends tout à fait.
    Perso j'attendais jusqu'à la fin une explication, un dialogue, un plan, n'importe-quoi ! Quelque-chose qui expliquerait ce choix, en vain...

    Donc, comme je m'évertue à l'expliquer, il n'est à aucun moment justifié/expliqué. Là on n'est pas sur chouinage à base de "bouuuh, ils ont pris que des noirs pour jouer les méchants et les gentils sont blancs = racistes !" mais sur la compréhension du film : en quoi ce choix est-il pertinent ici ?

    Avait-on besoin de représenter ainsi le "méchant travesti" ? Une femme aurait aussi bien fait l'affaire si c'était pour illustrer la sorcière... Pourquoi le "méchant triso"n'est-il pas dans un institut surtout au vu de ses penchants ? Bah nan, on l'expliquera pas.
    J'ai bien parlé de paresse au départ, et j'aurai conclu à ceci si je n'avais pas eu accès entre temps aux interviews du réalisateur, et je prends ici la peine d'étayer ma critique avec des preuves à l'appui.
    Lui même nous dit que le spectateur doit chercher les origines de ce mal.

    Si à un moment, mettons, on avait explicité un tant soit peu qu'il s'agit de deux frères, l'un totalement taré se déguise en femme et soustrait son frère des instituts de santé, ok, pas de prob'. C'est qu'un exemple, qui expliquerait vaguement pourquoi ces personnages sont ainsi.

    Parce que, selon toi, les origines de ce mal, quelles sont-elles alors ? Là est la question en fait. Puisque c'est quand même le but du réalisateur en ayant fait ce film...



  • @Tinker-Bell Je suis d'accord avec toi sur plein de points (d'ailleurs je re-précise que je n'ai relevé dans ta critique que ce qui me semblait un peu excessif, ça n'invalide pas l'ensemble), notamment sur le fait que le choix de la représentation des méchants n'est jamais justifiée.
    De mon côté, comme je n'ai rien pensé de ce choix pendant le film, et que j'ai bien vu qu'il n'y avait pas de background aux personnages, j'ai pensé que c'était intentionnel et je n'ai pas cherché d'explication supplémentaire.
    Toi tu l'as fait, et celle que tu as trouvée étant en gros "cherchez par vous-même", je comprends que ça t'ait dérangée parce que ce n'est clairement pas une réponse satisfaisante quand la représentation des méchants peut avoir une portée discriminatoire; Laugier aurait mieux fait de s'abstenir de ce détail visuel qui n'apportait rien au récit.

    Mais même à la lumière de ta critique, je ne suis pas convaincue que tu aies mis le doigt sur les intentions précises ou inavouées de Laugier. Même en lisant l'interview que tu as citée, et surtout cette phrase : "le spectateur doit faire l'expérience du mal et s'interroger sur les formes que prend ce mal", je ne suis pas convaincue que le but de Laugier était de nous montrer un portrait caractérisé de ce qu'est le mal.

    Pour moi, dans ce film, le mal se détermine avant toute autre chose comme une absurdité. Comme on ne connaît rien de l'histoire ni des motivations de ces méchants, ils en deviennent insensés, et c'est cette absence de justification qui provoque la peur : mais enfin d'où viennent la cruauté et le sadisme qui les habite ? C'est irrationnel, on n'en saura jamais rien, flippez votre race d'autant +. Voilà, selon moi, le but de Laugier. Faites l'expérience du mal (la torture montrée brute, en gros plan) et notez bien qu'il n'a aucune raison valable d'exister (c'est horrible hein?).

    Quant à la forme que prend le mal, le fait que les méchants soient désignés verbalement dans le film comme un ogre et une sorcière (et pas comme un trisomique et un travesti), c'est peut-être une manière d'appuyer encore leurs caractéristiques irrationnelles, ils sont comme issus d'un conte. Tu disais que la sorcière aurait pu être jouée par une femme, mais on ne sait rien du sexe du personnage en fait. C'est juste une sorcière, on est d'accord que ça n'existe pas en vrai, mais le concept fait peur, voilà tout. L'ogre et la sorcière, ce sont des personnages surnaturels.

    Enfin c'est une explication qui me paraît plausible. Mais je signale que j'ai franchement aucun intérêt personnel à défendre Laugier (surtout que je n'ai vu que deux films de lui, celui-ci qui ne m'a pas époustouflée, et The Tall Man /The Secret*, que j'ai trouvé complètement nul). Et le simple fait qu'on ait ce débat prouve que le film est mal fichu et que les choix de Laugier sont malhabiles.

    *omg, encore une traduction de titre lamentable 😄



  • Up : j'ai depuis visionné quelques interviews de Laugier !

    Alors, il semble beaucoup trop réifier la femme, mais ça, c'est son problème. Ça me pose pas de soucis pour apprécier Ghostland en fait ^^ Suite à certaines de ses réflexions que je trouvais plus sensées (pas toutes, le mec se dit souvent teigneux et en colère, et je trouve que ça se ressent), je me suis décidée à voir Martyrs. Je lui ferai un topic plus tard. En tout cas, il m'a permis de mieux appréhender la genèse de ses films !

    Selon lui, Saint-Ange n'est pas un film personnel, plus un film limite scolaire, en hommage au cinéma de genre qu'il affectionne (fantastique/horreur). Martyrs est donc son 1er vrai bébé.

    Si je trouve toujours la portée de Ghostland problématique et inefficace à cause de la représentation des antagonistes, mes doutes concernant ses intentions derrière tout ça se sont dissipées avec Martyrs. Entendons nous bien, pour moi transphobe et validiste, ou en synthèse discriminant, c'est toujours une lecture possible à la fin de son film. Mais désormais je suis convaincue que c'est à cause de représentations et mise en scène à mon sens inabouties. Maladroites, paresseuses, autosuffisante, bref : pas maitrisés.
    Dans une interview, il explique que l'ogre (enfin, je le cite, "l'obèse handicapé") est une représentation évidentes de celui des contes de Perrault. Je sais pas vous, pour moi bof quoi. C'est justement trop réaliste (et touchy) pour être un ogre de conte. Et en même temps pas assez réaliste, trop incongru et mal amené. Donc au contraire, ça dessert le film. Là où j'aurai du flipper, je m'interrogeais, et la fin n'a pas apporté de réponses satisfaisant cette attente = déception puissance maximale.

    Mais je le pense sincère quand il explique réaliser des films qui ont pour but de choquer le spectateur, tout en mettant en exergue la transcendance de l'expérimentation du mal le plus sordide possible, de la souffrance des héroïnes, etc. Et je trouve que Martyrs atteint bien mieux ce but.

    En conclusion, j'étais un peu chagrin. Je trouve réellement que Ghostland avait un sacré potentiel, dont un univers graphique sublime. Mais Laugier a malgré tout réussi à me hameçonner et me pencher sur sa filmo. Une belle réussite finalement en ce sens (uniquement hein) ^^

    Fin de mes pavés analytiques



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