L'alcool, plaisir ou addiction ?



  • J'ouvre ici un sujet suite à la conversation "votre première fois" dans lequel on se demandait si en ayant consommé une certaine dose d'alcool, on se souvenait ou pas.
    Les Romains dans l'Antiquité savait déjà faire du vin, et certains archéologues, suite à des découvertes dans les grottes laissent entendre que les hommes préhistoriques savaient aussi faire une boisson grisante.
    La France est un grand pays de vin, et même si les campagnes de prévention contre l'alcool se multiplient, on n'a pas la même agressivité contre l'alcool que contre le cannabis par exemple. Et pourtant l'alcool touche toutes les couches de la société, davantage que le cannabis.
    Entre les personnes âgées qui vont se chercher leur bouteille de whisky à 9h00 au supermarché (je l'ai vu pendant le confinement), ceux qui prennent le pastis à 10h00 et les jeunes qui jouent à celui qui boira jusqu'à vomir et faire le plus gros vomis ( j'en ai été témoin aussi), comment vous situez-vous ? Devrait-on se montrer plus fermes contre le lobby de l'alcool ? Ou continuer comme ça puisque c'est une culture française ?



  • @Roma31 on pourrait se montrer plus fermes mais est-ce que ça fonctionnerait ?
    Faire plus de prévention éventuellement...



  • Celui qui a besoin de sa dose d'alcool la trouvera!
    J'ai connu un homme qui buvait de l'eau de cologne,ou de l'alcool à 90,qd son épouse avait supprimé les bouteilles!



  • La consommation d'alcool dépend de celui ou celle qui tient le verre !

    Il y a un paramètre qu'il faut prendre en compte, c'est l'éducation des jeunes, le nombre de jeunes qui boivent régulièrement de l'alcool est ahurissant !

    Ces étudiants qui ne peuvent concevoir des fêtes sans des fûts de bière ou autre alcool.

    L'alcoolisme est souvent lié au mental, la déprime mais également la peur.

    Combien de jeunes (et moins jeunes) boivent x bières juste pour avoir le courage d'approcher les femmes ?

    La France est un pays de GRANDS vins, des vins de table qui vont avec la bonne chère (aimer manger).

    Mais les bières, whisky, vodka et autres viennent d'ailleurs et sont faussement associés à la fête.

    La vente d'alcool représente des sommes colossales contre lesquelles aucun politique ne peut luter.



  • @LeaPierce La prévention se fait déjà !Dans les collèges et les lycées, la gendarmerie fait des interventions dans les classes pour en parler du point de vue de la loi, des infirmières et des médecins du point de vue de l'effet sur la santé, des associations également, qui font essayer des lunettes qui montrent comment on est lorsqu'on a bu.
    Est-ce suffisant ou faudrait-il en faire plus ?



  • @Myra-flore Oui, les personnes dépendantes, comme pour tout autre drogue, cherchent par tous les moyens de trouver leur "dose".



  • @Roma31 je pense pas que ce soit suffisant.



  • @Roma31 a dit dans L'alcool, plaisir ou addiction ? :

    @LeaPierce la gendarmerie fait des interventions dans les classes pour en parler du point de vue de la loi

    Voilà l'une des pires manière de communiquer avec des jeunes qui détestent et ne fait pas confiance à la police/gendarmerie, au contraire, ce serait presque une provocation que d'en boire dans ce cas.

    Ce qu'il faut ce sont des jeunes qui témoignent devant des jeunes.

    Mais en même temps, les distributeurs d'alcool ont des moyens contre lesquels personne ne peut luter et avec eux, distributions de cadeau, soutiens financiers à des évènements, etc...

    Si on n'interdit pas, les gens boiront !



  • @JL il faut bien que quelqu'un parle de la loi, et ils racontent également dans quel état ils trouvent des gens, et honnêtement, les jeunes sont touchés par l'intervention des gendarmes. On n'envoie pas les gendarmes bourrins faire de la prévention. Et ensuite, il n'y a pas qu'eux .. Un père était venu témoigner, ces deux fils, à deux ans d'intervalle s'étaient tués en voiture en sortant de boîte de nuit, parce qu'ils avaient trop bu !

    Là où je suis d'accord avec toi, c'est sur les distributeurs d'alcool, qui s'installent juste au-delà de la distance règlementaire d'un établissement scolaire et qui font goûter des boissons alcoolisés mais très sucrées aux jeunes...



  • Si c'est pour parler de circulation routière et des accidents, c'est autre chose...

    Là tu montres quelques bonnes images d'accidents et ça calme tout de suite !

    Mais je pense que ça manque de psychologie, je me suis occupé de jeunes il y a longtemps et j'ai expliqué clairement avec les bons mots ce qu'était l'alcool à mes yeux et aucun des jeunes dont je me suis occupé n'est buveur d'alcool alors qu'ils sont mariés et ont des enfants désormais.



  • @JL a dit dans L'alcool, plaisir ou addiction ? :

    @Roma31 a dit dans L'alcool, plaisir ou addiction ? :

    @LeaPierce la gendarmerie fait des interventions dans les classes pour en parler du point de vue de la loi

    Voilà l'une des pires manière de communiquer avec des jeunes qui détestent et ne fait pas confiance à la police/gendarmerie, au contraire, ce serait presque une provocation que d'en boire dans ce cas.

    Ah bah mon fils aime bien quand les policiers interviennent dans sa classe. En CP ils sont passés leur expliquer les dangers et comportements à avoir en tant que piéton sur la route. En CE1, même chose mais en tant que cycliste.

    Et qui dit que tous les jeunes ont une défiance de la police ? Peut-être dans les quartiers difficiles de Paris mais quand j'étais pionne, j'étais dans une ZEP, et la police était plutôt bien accueillie dans les classes. Le rapport police/ados est complètement différent quand il se fait dans une salle de classe que quand il se fait dans la rue ^^

    Pour revenir au sujet. Ma 1ere goutte d'alcool on me l'a raconté : j'ai trempé ma sucette dans le champagne le jour de mon baptême, apparemment j'avais pas aimé. Sinon je buvais pas trop jeune par contre j'ai fait de grosses teufs quand j'étais étudiante notamment à Desperado, la Tequila et surtout au rhum (j'ai fait mon DEUG à la réunion). Je ne bois quasiment plus depuis 9 ans quand je suis tombée enceinte de mon ainé.



  • @JL a dit dans L'alcool, plaisir ou addiction ? :

    Voilà l'une des pires manière de communiquer avec des jeunes qui détestent et ne fait pas confiance à la police/gendarmerie, au contraire, ce serait presque une provocation que d'en boire dans ce cas.

    Y avait-il pire idiotie à dire ? les jeunes ne détestent pas les FDO, pas plus que les moins jeunes, c'est l'impunité qui est détestée. La prévention doit être faite par des métiers qui ont vocation à la faire.



  • C'est une question intéressante ! J'ai toujours une bière dans le frigo, j'adore découvrir de nouvelles bières, mais il ne m'est jamais arrivé de boire seule... Mais il m'est déjà arrivé d'inviter des gens à sortir parce que "j'ai envie de boire une bière". C'est compliqué de savoir si l'on boit parce que c'est un moment convivial ou si on crée un moment convivial pour boire 🤷
    Cela dit, je ne me sens pas du tout addict.



  • Je ne bois pas du tout d'alcool. Quand je sens l'odeur et que je goute vite fait dans le verre de mon mari, j'ai du mal à comprendre qu'on puisse éprouver du plaisir à boire ça...

    C'est le genre de truc qu'on ne peut pas interdire car c'est trop ancré dans la culture. Et que ce soit l'exemple cité par @Myra-flore ou des exemples plus institutionalisés comme la prohibition, ça n'empêche pas les gens de trouver de l'alcool et de boire. Donc la seule chose à faire, c'est de la prévention.

    Perso j'ai déjà bu un petit peu quand j'étais plus jeune, de la bière avec des amis, mais je n'aimais pas particulièrement ça, je n'en ai vraiment pas beaucoup bu dans ma vie et franchement ça ne me manque pas du tout. De toute façon je prend plein de médicaments donc l'alcool est déconseillé.
    Mon frère en revanche buvait pas mal... Il a fait un coma éthylique à 14 ans, puis plusieurs encore après. C'était une période où il était un peu perdu dans sa tête... Il est même "mort" pendant quelques secondes à cause de l'alcool, son coeur avait arrêté de battre, mais heureusement il a survécu. Mais au lieu que ça lui serve de leçon, il était en mode "j'ai vaincu la mort !"... Bref, je ne sais pas s'il boit encore car je n'ai quasiment plus de contact avec lui.

    Mon mari, quand il était plus jeune, buvait beaucoup lors de soirée. Il s'est calmé depuis, et je ne l'ai d'ailleurs jamais vu bourré. Maintenant il est plutôt dans une démarche d'amateur de bons whisky / bonnes bières, plutôt que dans la quantité. Et il a toujours dit que quand on aura des enfants, il leur apprendra à apprécier et déguster l'alcool, plutôt que picoler dans le but d'être bourré. On verra si ça marche (enfin, si on a des enfants un jour)...

    Mes parents n'ont jamais été de gros buveurs. Ma mère ne boit plus du tout car elle a des problèmes de santé qui l'en empêche. Mon père buvait une bière de temps en temps, un whisky coca dans les réunions de famille, c'est tout. Par contre, d'autres membres de ma famille ainsi que dans celle de mon mari ne peuvent pas se passer de l'apéro, d'une petite bière en mangeant, etc. Peut-être pas tous les jours, je ne sais pas, mais en tout cas à chaque fois qu'on se voit. Ma famille en région parisienne est assez diversifiée en terme d'alcool, ça peut aussi bien être du vin, de la bière, du champagne lors de fête, etc. La famille de ma mari dans le Nord par contre, c'est quasi uniquement de la bière. Pour le coup les clichés se vérifient ^^. Il faut dire qu'ici, le rayon bière dans les supermarchés est très grands, avec des centaines de bières différentes, du Nord et de la Belgique principalement.

    A part mon frère, je n'ai jamais été vraiment confrontée aux ravages de l'alcool. Par contre quand j'étais à l'hôpital pour mon diabète, à un moment ils ont mis une dame dans la même chambre que moi, pour un coma éthylique. Elle est resté deux ou trois jours, je ne sais plus. Elle avait bu beaucoup de rhum. Forcément j'ai entendu un peu ce qui se disait entre son mari et les infirmières : elle était tombée dans l'alcool suite à la mort quasi coup sur coup de ses deux filles... C'est terrible. Là c'est le genre de situation où l'alcool n'est plus du tout un plaisir, ni même une addiction, mais un moyen d'oublier ou de supporter la douleur. Ca me fait penser au passage dans Kaamelott où Arthur rencontre son père adoptif. A la fin de l'épisode, le père étant déprimé et son fils lui demandant ce qu'ils font maintenant, il dit "On picole... On picole et on augmente les doses. On accélère le processus".



  • Qd il m'arrive de regarder un film dit "intimiste" ou chacun essaie de sortir de problèmes divers,il y en a tjrs un qui boit,tjrs avec une bouteille à portée de la main,quelle que soit l'heure!
    Et jamais ni gris,ni saoul.......Tjrs prêt à discuter!
    Ou alors au restau,ou ,à deux en face,une bouteille est vide ,et ou il en faut une deuxième.......
    Je ne vois jamais de séquence ou quelqu'un fonce au robinet de la cuisine,son verre à la main!



  • Pour avoir côtoyé dans mon entourage quelqu'un véritablement alcoolique, je peux vous assurez que ça fait de véritables ravages. De mémoire, l'alcool fait partie de ces addictions, que si on empêche quelqu'un vraiment accro de boire sans aucun sevrage, selon le niveau d'addiction, il peut en mourir.

    Donc oui il faut sensibiliser un max. Personnellement je bois de la bière et du vin à l'occasion. J'aime ça. La dernière fois que j'étais bourré c'était il y a un an et demi (faudra que je raconte ça sur un autre topic, l’anecdote est rigolote), et je dois boire environ un verre la semaine ces temps ci. Donc je considère que ma consommation est raisonnée. Je devais boire plus étant plus jeune, ça rejoins un peu le graph de @canaille-sympa. D'ailleurs, c'est intéressant de voir comment la consommation quotidienne augmente avec l'âge. C'est plutôt un marqueur de solitude et de détresse à mon avis, et là, toutes les campagnes de "l'alcool c'est dangereux" n'y feront rien, c'est une autre racine à laquelle il faut s'attaquer.

    D'ailleurs oui, il faut toujours se poser la question de la raison de la consommation autant que la question de la consommation en elle même.



  • Je n'aime pas l'alcool, peu importe ce que l'on met dans mon verre, je vais fatalement faire la grimace en buvant parce que le goût ne m'inspire rien de plaisant. L'exception, c'est le champagne. Et puis, je me m'en méfie aussi comme la peste parce que j'ai suffisamment eu l'occasion de voir à quoi menait l'abus de cette substance, ça a le mérite d'avoir un effet assez dissuasif, bien plus que n'importe quelle campagne de prévention.



  • @Hornet

    Nous ne sommes pas d'accord, la police ou la gendarmerie représente des freins au fun, au plaisir, aux sorties, les amandes, les emmerdes, etc...

    Si des ambulanciers (ou pompiers) allaient parler de ce qu'ils récupèrent comme jeune après un accident ou un comas éthylique avec images et récit, je pense que ça ferait bien plus d'effet.

    La prévention n'est peut-être pas le bon terme pour ce qui est nécessaire aux jeunes pour comprendre les choses. Je pense que les témoignages sont bien plus percutants.

    Mais ce n'est que mon avis.

    Si j'étais prof et que je voulais marquer les esprits, en accord avec leurs parents, j’emmènerais mes jeunes au service des urgences pendant une nuit de 22 à 5h du matin, rien que dans une salle d'attente ou dans un centre de rééducation pour blessés de la route.



  • @JL a dit dans L'alcool, plaisir ou addiction ? :

    Si j'étais prof et que je voulais marquer les esprits, en accord avec leurs parents, j’emmènerais mes jeunes au service des urgences pendant une nuit de 22 à 5h du matin, rien que dans une salle d'attente ou dans un centre de rééducation pour blessés de la route.

    Si t'étais prof tu ne ferais pas ça pour plusieurs raisons :
    1- c'est la nuit
    2- les autorisations à obtenir
    3- la confidentialité des patients
    4- la responsabilité de la classe
    5- l'éducation nationale te laisserait pas faire
    Et probablement pleins d'autres raisons légales qui font que ce ne serait pas possible.

    Par contre il y-a des hôpitaux qui font des journées portes-ouvertes mais comme l'APHP mais là encore c'est très aseptisé, préparé etc... il s'agit de charmer pour inciter les élèves à se lancer dans le médical ou un métier connexe nécessaire à un hôpital.



  • @JL a dit dans L'alcool, plaisir ou addiction ? :

    Nous ne sommes pas d'accord, la police ou la gendarmerie représente des freins au fun, au plaisir, aux sorties, les amandes, les emmerdes, etc...

    Ben tu vois bien qu'ils sont sympas donc 😮
    IMG_20200613_204653.jpg


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