La psychologie du vieillissement



  • Psychologie du vieillissement ? Psychologie dans le vieillissement ? Vieillissement ?...

    text alternatif
    (Source)

    La psychologie développement a beaucoup travaillé sur le développement de l'humain, et en particulier celui de l'enfant.
    Mais la gérontologie, et plus encore dans son aspect psychologique, est une science encore jeune et en plein essor.

    🌾

    Mais au fait.. C'est quoi "être vieux" ? Et puis d'abord, à quel âge on est "vieux" ? 👵
    Selon Wikipédia, le vieillissement est l'ensemble des modifications fonctionnelles diminuant progressivement l'aptitude d'un objet, d'une information ou d'un organisme à assurer ses fonctions dans le temps. Pour Larousse, le vieillissement est l'évolution vers la mort ou encore l'affaiblissement naturel des facultés physiques et psychiques dû à l'âge.

    Alors, est-ce que vieillir est synonyme de deuils, de pertes ?
    On perd en mobilité, on perd certaines facultés cognitives, parfois on perd nos proches.

    Les vieux pommiers 🌳 ne font pas de vieilles pommes 🍎

    Est-il encore possible de définir la vieillesse en terme de gains ?
    Après tout, on gagne des années 🤷
    On gagne en adaptabilité parfois : combien d'entre nous seraient capables d'accepter de quitter leur maison, la plupart de leurs affaires, de se séparer de son animal de compagnie pour venir habiter dans un logement de 20m² collé à d'autres logements, de prendre ses repas dans une salle commune, à des horaires fixes, d'accepter des règles de communauté parfois contraignantes ? Pas moi en tout cas...

    Est-ce que je suis vieux à 60, 70, 100 ans ? Quand j'arrive à la retraite ? Quand j'entre en EHPAD ?
    Est-ce qu'on fait une crise de la vieillesse ?
    Est-ce que la vieillissement est chronologique ? Psychologique ? Social ?

    En parlant de social, les stigmatisations du vieillissement sont-elles responsables des conséquences psychologiques chez les âgés ?
    Quand on est vieux on ne travaille plus, on devient inutile. Quand on est vieux et que le corps est un peu plus fatigué, on n'a plus de sexualité. Ou encore, quand on est vieux, on a la peau flétrie, on ne sait plus penser ou raisonner, on ne pèse plus dans les choix, y compris ceux qui nous concernent.

    Bon, on n'a pas beaucoup avancé dans la psychologie avec tout ça.

    Avez-vous des opinions ? Des idées ? Des pistes de réflexion ?
    Est-ce que cette introduction était beaucoup trop longue et ennuyeuse et donc personne ne va la lire ?

    🎙



  • @Chibi
    Il y a quelques années, à plus de 85 ans, ma mère disait encore

    • Quand je serai vieille...
      Maintenant, elle dit :
    • Je suis vieille

    Alors... Être vieux, c'est peut-être renoncer à vieillir ?



  • @apis-32 a dit dans La psychologie du vieillissement :

    Être vieux, c'est peut-être renoncer à vieillir ?

    Ah c'est joli ça !

    Mais alors, si on renonce à vieillir, il se passe quoi ?
    C'est un mot fort "renoncer", je trouve.



  • @Chibi
    On arrête d'envisager l'avenir.
    D'ailleurs, ce n'est même pas fixé : Ma mère est vieille quand elle n'a pas le moral. Quand elle se projette, dans ses moments là, c'est pour envisager sa mort.
    Mais ça lui arrive encore de me dire que pour son centenaire, ce qui lui plairait, c'est un tour en planeur ...



  • J’ai justement un cours sur le sujet ou du moins la psychopathologie de la personne âgée. Où on apprend les stéréotypes que la société a vis à vis des personnes âgées mais aussi les points positifs qu’il y a à être âgé.



  • Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son cœur;
    Sans remord, sans regret, sans regarder l'heure; Aller de l'avant, arrêter d'avoir peur;
    Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.
    Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps;
    Le garder sain en dedans, beau en dehors.
    Ne jamais abdiquer devant un effort.
    L'âge n'a rien à voir avec la mort.
    Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce À ceux qui se sentent perdus dans la brousse, Qui ne croient plus que la vie peut être douceEt qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.
    Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement.
    Ne pas pleurer sur ses souvenirs d'antan.
    Être fier d'avoir les cheveux blancs,
    Car, pour être heureux, on a encore le temps.
    Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour,
    Savoir donner sans rien attendre en retour;
    Car, où que l'on soit, à l'aube du jour,
    Il y a quelqu'un à qui dire bonjour.
    Vieillir en beauté, c'est vieillir avec espoir;
    Être content de soi en se couchant le soir.
    Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
    Se dire qu'au fond, ce n'est qu'un au revoir.
    Félix Leclerc.



  • Mon petit papi : 88 ans, on lui en donne 20 de moins, avant confinement il allait 3 fois par semaine dans des bals dansants (et il danse tout, mais pas le shuffle encore 😄), il est même encore coquet, il s'achète des chemises classes et des pantalons serrés pour être élégant!

    La vieillesse c'est dans la tête 👊

    PS : comment ça ennuyeuse ? Un sujet chibien se déguste du début à la fin comme on picore des cacahuètes joyeuses !



  • Ça me fait un peu penser à un autre sujet qui avait été fait y a un moment.

    Être vieux au-delà des capacités qui diminuent n'est ce pas aussi un tout, certaines personnes se sentent vieilles alors qu'elles ne le sont pas aux yeux de la société... D'autres sont diminuées et pourtant dans une telle forme mentale qu'elles ne se sentent pas vieilles.



  • @Miliam a dit dans La psychologie du vieillissement :

    les points positifs qu’il y a à être âgé.

    Sans avoir connaissance du contenu, j'avoue que j'ai un peu de mal à imaginer comment c'est présenté en cours plutôt qu'en clinique.

    @LeaPierce oui, c'est délicat de parler de la vieillesse, on n'a pas tellement de clefs pour savoir comment ou quand elle se détermine.
    Du coup j'ai l'impression qu'on en parle souvent dans le cadre pathologique : les douleurs en lien avec le vieillissement du corps, les maladies neuroévolutives (Alzheimer et apparentées), ...

    @jool a dit dans La psychologie du vieillissement :

    PS : comment ça ennuyeuse ? Un sujet chibien se déguste du début à la fin comme on picore des cacahuètes joyeuses !

    Han mais c'est si mignon !
    Et il a la classe ton Papi 😎



  • @Chibi J'ai en effet cette impression aussi. Je pense aussi qu'on associe la vieillesse a un état d'esprit quand tout va bien au niveau de la santé. Quand la personne se bouge un minimum et est d'un naturel positif, elle paraît moins vieille dans la perception qu'ont les autres d'elle.



  • @jool Putain, il est "jeune" ton grand-père. Le mien, si il était encore vivant aujourd'hui, il aurait 96 ans. 😱

    Vieillir implique surtout de perdre un statut social : avec l'arrivée de la retraite et l'absence d'un travail comme activité régulière pour maintenir les individus dans le rythme qu'impose la société ainsi que pour leur octroyer un statut social qui leur permet d'être considérés et d'avoir un rôle actif en son sein, les conséquences ne se font pas attendre. Ne plus être actif, ne plus avoir une "utilité" sociale implique une détérioration cognitive et organique plus rapide que pour les individus qui maintiennent des activités et des contacts sociaux réguliers au cours de leur vieillesse.

    Autre chose, nous sommes dans une société qui a une vision très négative du vieillissement (Simone de Beauvoir montrera d'ailleurs que la plupart des sociétés existantes ont une vision négative de la vieillesse*), où l'on fait tout pour mettre en avant la jeunesse et conserver le plus longtemps possible l'illusion de celle-ci. On perçoit les personnages dites âgées comme des personnes "fragiles", qui coûtent beaucoup à l’État du fait qu'elles sont inactives (elles ne produisent plus de richesses puisqu'à la retraite) et qu'elles induisent beaucoup de dépenses au niveau des soins puisqu'elles consultent plus fréquemment des médecins et consomment beaucoup plus de médicaments et on besoin d'assistance au quotidien.

    En Europe, la population vieillit de plus en plus, cela est indéniable et, avec l'augmentation de l'espérance de vie, l'on se retrouve avec de plus en plus de personnes âgées et même très âgées qui vivent plusieurs années en perte d'autonomie et nécessitent des soins quotidiens spécifiques. Les Ehpads explosent leurs capacités, les maisons de retraite sont extrêmement coûteuses et il est de plus en plus préconisé de maintenir au maximum les gens à leur domicile tant que cela est possible.
    On peut constater que deux facteurs jouent indéniablement dans la perception négative de la vieillesse (à la fois par les gens extérieurs mais aussi par les individus eux-mêmes) :

    • la perte d'autonomie : à partir du moment où un individu commence à avoir des difficultés à effectuer les tâches du quotidien (ménage, manger, conduire...), se mouvoir (marcher, se lever, soulever des objets, la préhension...), se contenir, cela induit un décalage avec son entourage mais aussi avec le monde extérieur en général. L'individu vit mal de perdre son indépendance et de dépendre des soignants ainsi que de ses proches. C'est vécu comme une déchéance.

    • le fait de ne plus jouer un réel rôle dans la société a quelque chose d'excluant pour les individus et peut accélérer la sénilité et avoir aussi des effets dévastateurs sur le comportement comme la désinhibition. En effet, puisque l'on fait comprendre aux personnes âgées qu'elles sont des "parias" à quoi leur servirait-il de continuer à se comporter d'une manière socialement attendue (respect de la bienséance, politesse, comportements respectueux des autres...).
      D'ailleurs, on constate notamment que l'entrée dans un service spécialisée (comme en Ehpad par exemple) accélère la déchéance physique des individus, ceux-ci ne font pas de vieux os. En fait, même si leurs blasons ont été redorés depuis quelques décennies et que des moyens sont alloués aujourd'hui, cela ressemble encore fortement aux mouroirs qu'étaient les hospices il y a encore 50 ans et plus. Et ça, les vieux l'ont bien compris. 😌

    • Simone de Beauvoir a écrit en 1970 un essai intitulé La Vieillesse dans lequel elle s'intéresse à la fois à la vision de cette période de la vie dans les différentes cultures, l'évolution de sa vision au fil des époques ainsi que les premières évolutions sociales et médicales qui ont permis d'améliorer les conditions dans lesquelles on vieillit. Elle montre notamment à quel point la société a mis du temps à s'intéresser aux personnes âgées et à quel point le sujet était peu défriché encore à la fin des années soixante. C'est rien de le dire puisque les différentes disciplines scientifiques ont encore assez peu de littérature sur la question même si cela commence depuis une vingtaine d'années.


  • @Egon j'aime beaucoup ta vision concernant les troubles cognitifs.

    La maladie d'Alzheimer ou les troubles apparentés sont beaucoup étudiés dans leur aspect médical et neuropsychologique, à savoir les déficiences cognitives liées aux lésions du cerveau.
    Cependant il y a encore assez peu d'auteurs qui s'intéressent aux liens possibles avec des conséquences psychologiques, que ce soit par rapport au statut social comme tu l'as très bien dit, ou les évènements du passé. Certains voient la démence comme un refuge, une fuite de la réalité, une manière de se protéger des violences internes et externes, un peu à la manière de la psychose type schizophrénie.

    Bon par contre concernant les EHPAD :

    @Egon a dit dans La psychologie du vieillissement :

    cela ressemble encore fortement aux mouroirs qu'étaient les hospices il y a encore 50 ans et plus. Et ça, les vieux l'ont bien compris.

    Je partage pas du tout 😌
    Il en est où les personnes qui y vivent sont peu animées, réunies dans un lieu commun à regarder les passants d'un oeil mauvais, ou pire, à piquer du nez. Cela dit, on est quand même très loin des hospices ; on favorise très largement les logements à un lit (et non plus des grandes pièces de 10 ou 15 lits), on respecte l'intimité (on ne va plus faire caca à la chaîne), on ne peut plus forcer les gens à entrer contre leur volonté (bon, ça c'est la loi, mais dans la réalité c'est pas aussi beau, cet argument est fragile mais je voulais le mettre quand même), ...
    Par ailleurs, il y a beaucoup d'établissements où il se passe de très belles choses, et il y une émergence de mouvements, comme Citoyennage, qui permettent de remettre les personnes concernées dans le cercle des décisionnaires.
    Et petit bonus : il arrive même que certaines personnes retrouvent des capacités en arrivant en EHPAD qu'elles avaient perdu en restant à domicile.
    Cela étant, quand le contexte le permet, je suis totalement favorable au maintien au domicile jusqu'au bout de la vie.



  • @LeaPierce a dit dans La psychologie du vieillissement :

    J'ai en effet cette impression aussi. Je pense aussi qu'on associe la vieillesse a un état d'esprit quand tout va bien au niveau de la santé. Quand la personne se bouge un minimum et est d'un naturel positif, elle paraît moins vieille dans la perception qu'ont les autres d'elle.

    Je suis d'accord avec ça, il y'a toujours la perception qui a une grande place, qu'importe le sujet et les différentes disciplines qu'ont utilisent pour étudier un phénomène.
    Il y'a le rapport à la vieillesse qui varie selon les personnes, leur conditionnement, leur état d'esprit et le point de vu influencé selon la culture.
    Et il en va de même pour la jeunesse, l'âge est logiquement un facteur mais n'est pas l'unique facteur essentiel pour déterminer ce qu'est être vieux ou jeune.



  • @Chibi a dit dans La psychologie du vieillissement :

    Certains voient la démence comme un refuge, une fuite de la réalité, une manière de se protéger des violences internes et externes, un peu à la manière de la psychose type schizophrénie.

    Je crois en effet que cette vision n'est pas à rejeter. Je pense que certains des comportements qui se développent sont plus ou moins "latents" au cours de l'existence mais que le fait d'arriver au crépuscule de son existence ainsi que celui de se retrouver dans une situation où l'on ne joue plus vraiment un rôle au sein des différents groupes sociaux les exacerbent.
    J'ai notamment pu voir le cas de ma grand-mère maternelle évoluer vers une désinhibition concernant la violence verbale (et apparemment physique à l'égard d'autres patients de l'Ehpad) depuis qu'elle a perdu une grande partie de son autonomie. Elle est devenue tyrannique avec ses proches (quand elle était encore maintenue à domicile) ainsi qu'avec le personnel soignant. Elle peut partir dans des délires de persécution pendant ses crises psychotiques. En dehors de cela, elle est tout à fait capable de tenir une conversation normale et a toute sa tête. Elle est loin d'être un cas isolé sans pour autant être représentatif puisque la sénilité et les pathologies attenantes sont très diverses et variées selon les individus.

    @Chibi a dit dans La psychologie du vieillissement :

    Je partage pas du tout
    Il en est où les personnes qui y vivent sont peu animées, réunies dans un lieu commun à regarder les passants d'un oeil mauvais, ou pire, à piquer du nez. Cela dit, on est quand même très loin des hospices ; on favorise très largement les logements à un lit (et non plus des grandes pièces de 10 ou 15 lits), on respecte l'intimité (on ne va plus faire caca à la chaîne), on ne peut plus forcer les gens à entrer contre leur volonté (bon, ça c'est la loi, mais dans la réalité c'est pas aussi beau, cet argument est fragile mais je voulais le mettre quand même), ...
    Par ailleurs, il y a beaucoup d'établissements où il se passe de très belles choses, et il y une émergence de mouvements, comme Citoyennage, qui permettent de remettre les personnes concernées dans le cercle des décisionnaires.
    Et petit bonus : il arrive même que certaines personnes retrouvent des capacités en arrivant en EHPAD qu'elles avaient perdu en restant à domicile.

    Héhé, je savais que t'allais tiquer dessus. Et je suis d'accord, tout dépend des endroits et de la manière dont ils sont gérés. Heureusement, qu'aujourd'hui on voit une nette évolution dans la plupart des établissements qui accueillent les personnes âgées même si ce n'est pas encore la panacée.
    Mais, mon propos ne tenait pas forcément tant à la manière dont on accueille les vieux et comment on les occupe durant leur séjour en institutions spécialisées mais plutôt à notre perception de la fin de vie. Il y a beau avoir des studios et/ou chambres individuelles, des activités diverses et variées proposées tout au long de l'année, de nombreux soignants touchant à toutes les spécialités liées à la gérontologie, la volonté que les personnes âgées ne soient pas isolées, la vision que les individus en ont n'a pas bougé par rapport aux décennies précédentes : entrer dans un institut spécialisé signifie qu'on se débarrasse de l'épine gênante que représente les vieux. On cache la vieillesse pour qu'elle meurt en silence dans des endroits dédiés, pour qu'on aperçoive pas trop ce qui nous attend dans un futur plus ou moins proche.



  • @Egon a dit dans La psychologie du vieillissement :

    la vision que les individus en ont n'a pas bougé par rapport aux décennies précédentes

    Oui, notre vision occidentale évolue très lentement.

    @Egon a dit dans La psychologie du vieillissement :

    entrer dans un institut spécialisé signifie qu'on se débarrasse de l'épine gênante que représente les vieux

    Cependant, dans la très grande majorité des situations, l'entrée en EHPAD se fait suite aux limites possibles de l'accompagnement au domicile dans le cadre de pathologies neuroévolutives.
    On n'aurait pas idée d'essayer de soigner soi-même une cardiopathie. Pourquoi ça serait différent pour une maladie d'Alzheimer ? Tout comme il existe des structures adaptées aux handicaps physiques et/mentaux, il me semble nécessaire, avec ce dont on dispose aujourd'hui, d'avoir des structures adaptées aux maladies neuroévolutives du vieillissement.
    Même si je pense que ça changera dans les décennies à venir (et tant mieux !)

    L'accompagnement de troubles cognitifs évolués demande de profondes connaissances de la maladie, de son fonctionnement, des répercussions sur le comportement et donc d'adapter le rythme de vie mais également l'architecture des locaux, par exemple.
    Cela dit, on rejoint le propos ci-dessus, cette compréhension se fait lentement et beaucoup d'endroits encore vétustes ne sont pas adaptés aux besoins, bien que le personnel soit de mieux en mieux formé, même si là encore il y a du travail (notamment dans les écoles).

    Bref, on dévie un peu sur les EHPAD mais c'est un sujet qui m'est cher parce que ces institutions, aussi imparfaites soient-elles, travaillent pour améliorer les conditions des âgés malades.

    Concernant le vieillissement psychique je reviens un peu sur ce propos :

    @apis-32 a dit dans La psychologie du vieillissement :

    On arrête d'envisager l'avenir.

    Est-ce que le début psychique du vieillissement pourrait être lié au moment où notre fantasme d'éternité se confronte à une limite : on n'est pas immortel, on peut mourir ?
    Consciemment, on sait tous plus ou moins que l'on peut et va mourir. Cela dit, il se pourrait bien qu'une autre partie, inconsciente, ne nous permette pas d'accéder à cette réalité tout simplement pour vivre un quotidien à peu près serein. C'est particulièrement remarquable dans le cas des conduites ordaliques ou des hyper anxieux, mais ce sont des situations plus extrêmes et qui ne concernent qu'une minorité d'entre nous.

    Ce début psychique peut être traversé par les étapes du deuil (Elisabeth Kübler-Ross), et un certain nombre de personnes très âgées s'arrêtent même à l'étape "dépression". D'autres, comme peut-être le Papi de @Jool, se résignent ou acceptent et choisissent d’investir la vie tout en s’ajustant au vieillissement biologique.
    (Comme je suis sympa, je passe sur le Ca et le Moi @Egon)



  • @Chibi a dit dans La psychologie du vieillissement :

    Est-ce que le début psychique du vieillissement pourrait être lié au moment où notre fantasme d'éternité se confronte à une limite : on n'est pas immortel, on peut mourir ?

    Personnellement, j'ai cessé de sentir immortelle au moment précis où mon fils est né.
    Je me suis sentie particulièrement vulnérable au décès de mon compagnon, il a fallu que des amis acceptent de s'occuper de mes enfants au cas où ... et que je rédige un testament le précisant pour me rassurer.
    Aujourd'hui, j'envisage le jour où je devrai partir, mais ça ne m'empêche pas de faire des projets, d'autant plus que les femmes vivent très vieilles et en bonne santé, dans ma famille.



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