pour l'instant, je n'ai pas eu à me plaindre du contenu.
ça dépend peut-être de ce qu'on aime regarder
en ce qui concerne les Kdramas, il y a une nouvelle rassurante : La chaine SBS (chaine sud-coréenne, une des plus grandes pourvoyeuses de drama de qualité) ont accepté de collaborer avec Netflix pour leur fournir plus de contenu (Kdramas, documentaires, émissions de variété)
j'avais vu passer ce titre dans une liste de recommandation babelio. J'avoue ne pas l'avoir retenu car je crains un discours moralisateur d'inspiration écolo.
Ai-je eu tort ?
j'ai encore un kdrama pour la lettre W (when the weather is fine qui est l'adaptation d'un roman de Lee Do-woo - l'odeur des clémentines grillées en VF).
Ensuite, ça va coincer ^^
J'ai bien l'option "X.O kitty" qui n'est pas un kdrama mais qui se déroule à Séoul, mais je ne suis pas sûre ^^
A = Angel's last mission : Love. B = Beyond your touch C = Coffee Prince D = Demande aux étoiles. E = Eve F = Flower crew G = Glitch ! H = Hello Monster ! I = Itaewon Class J = Joseon Attorney : a morality K = Kill me Heal me L = Love next door (en cours) M = Move to Heaven N = Navillera O = Oh ! My Venus P = Pinocchio Q = Queen Mantis R = Reply 1997 S = Secret Garden T = The innoncent man U = Uncontrollably fond V = V.I.P (en cours)
Ce qui m’a d’abord attirée dans Her Private Life, c’est le cadre original du musée. J’étais curieuse de voir un drama explorer les métiers liés à l’art et à la muséologie. Malheureusement, ce volet est resté assez en surface : quelques scènes disséminées ici ou là, mais sans véritable plongée dans le quotidien de ces professions.
Là où la série se rattrape avec brio, c’est dans son questionnement autour de la notion de vie privée : ce qui mérite d’être gardé pour soi, ce que l’on choisit de montrer, et les limites que l’on pose — ou que l’on laisse franchir — selon les relations (famille, collègues, amis, amoureux...). Le drama interroge aussi la façon dont ces limites peuvent évoluer, en fonction de l’affection donnée ou reçue.
J’ai particulièrement apprécié la manière délicate avec laquelle la série aborde la vie privée des idols.
Au final, la série ne m’a pas emmenée là où je pensais aller, mais la découverte n’en a été que plus belle. C’est un drama sensible, ponctué de justes touches d’humour et d’émotion, porté par des acteurs au jeu tout en nuance.
Leur interprétation se distingue par une réelle douceur et une forme d’authenticité : les non-dits entre les personnages ne sonnent jamais faux. Ils traduisent plutôt une volonté de se protéger, ou parfois de protéger l’autre.
Et cette subtilité passe autant par les mots que par les regards, les gestes retenus, ou les sourires esquissés.
À noter, l’un des éléments qui m’a le plus marquée : la profonde notion de respect qui imprègne la série, notamment à travers le personnage de Ryan Gold. Il cherche toujours à respecter les choix de vie des autres, sans jamais forcer les choses.
Petit aparté tout à fait subjectif : l’acteur principal, que je ne connaissais pas avant ce drama, m’a totalement charmée. Son regard, surtout quand il sourit, a ce petit quelque chose qui me fait fondre. Je suis même surprise de ne pas le voir figurer plus souvent dans les classements “qui est le plus beau ?” qui circulent sur les réseaux.
J'ai appris récemment que des université coréennes particulièrement réputées avaient rejeté la candidature de 45 élèves. Malgré des bulletins exemplaires, ces jeunes ont été recalés à l’entrée de l’enseignement supérieur parce que leurs antécédents de violences scolaires ont été pris en compte.
L’article met en lumière un changement de cap significatif dans l’admission universitaire en Corée du Sud : malgré des résultats scolaires brillants, 45 candidats se sont vus refuser l’entrée dans six grandes universités nationales à cause de faits antérieurs de harcèlement scolaire ou de violence en milieu scolaire. koreajoongangdaily.joins.com
Deux de ces candidats concernés étaient pour la prestigieuse Seoul National University (SNU). Ils avaient fait d’excellents scores au « CSAT » (le gros examen d’entrée) mais ont été recalés à cause de leur passé de violence scolaire. koreajoongangdaily.joins.com
Pusan National University a rejeté 8 (6 par admission anticipée, 2 par cycle normal). koreajoongangdaily.joins.com
D’autres universités concernées : Kangwon National University (5 rejets), Jeonbuk National University (5), Gyeongsang National University (3). koreajoongangdaily.joins.com
À l’inverse, certaines universités nationales (Chonnam National University, Jeju National University, Chungnam National University, Chungbuk National University) n’avaient aucun rejet sur ce critère — essentiellement parce qu’elles appliquaient la prise en compte des antécédents de harcèlement seulement pour certaines filières ou catégories. koreajoongangdaily.joins.com
À partir de l’année académique 2026, la politique deviendra encore plus stricte : toutes les universités sud-coréennes devront déduire des points ou rejeter des candidats ayant des antécédents de violence scolaire, quel que soit le type d’admission (anticipée ou régulière). koreajoongangdaily.joins.com
Le déclencheur : une affaire 2023 où le fils d’un ancien procureur (Chung Sun‑sin) avait été transféré pour harcèlement mais quand même admis à SNU avec seulement 2 points de pénalité, ce qui avait provoqué un tollé public. koreajoongangdaily.joins.com
Enfin, l’article signale des effets indésirables : la montée des contentieux juridiques : des élèves accusés de harcèlement engagent des avocats pour contester les décisions disciplinaires, ce qui complexifie la gestion de la violence scolaire
Comme l'article le fait remarquer, ce n'est pas sans effets secondaires. Toutefois, il me semble clair que c'est un pas en avant. Dans un pays où le statut social — et par voie de conséquence l’estime de soi — sont étroitement liés à la réussite académique et où près de 70 % des jeunes adultes accèdent à l’enseignement supérieur(*), cette démarche politique n’est pas anodine. Espérons que cela amènera la société coréenne à changer enfin de mentalités face à au fléau que représente le harcèlement et les violences scolaires.
La moyenne OCDE tourne autour de 48 % pour la même tranche d’âge (25-34 ans).
La France, par exemple, est à environ 52 %.
La Corée du Sud, avec ses 70-71 %, figure donc dans le top 3 mondial (souvent aux côtés du Canada et du Japon).
J'avoue qu'on m'a souvent parlé de cette série comme étant une série plutôt feel-good et comique. Mais j'avoue ne pas être vraiment tentée. Sur le thème de la pression sociale et le rapport que l'on peut avoir avec son propre corps, j'ai préféré "True Beauty" (2020), "My ID is gangnam beauty"(2018) ou encore "Oh My venus" (2016).
En ce qui concerne les comportements "toxiques", il ne faut pas oublier que la série a déjà près de 10 ans et qu'elle témoigne des mentalités de l'époque. Et je suis d'accord avec toi, il vaut mieux garder cela à l'esprit quand on regarde un Kdrama de cette époque (i.e. avant 2018 - en gros).
Est-ce que ça les protège des coups-bas économiques ? Non.
D'ailleurs, l'entreprise accuse des difficultés économiques et prévoit même des plans de sauvegarde de l'emploi qui devraient impliquer une petite vague de licenciement pour raison économique. Cf article de ZDNET
De mon point de vue, ça ne remet pas en cause l'efficacité de la semaine de 4 jours. Car ce n'est pas une approche qui vise à protéger l'entreprise des risques liées à l'économie. C'est d'abord (ou ça devrait l'être en tout cas), une approche qui vise à humaniser le travail, à tenir compte des besoins des employés / collaborateurs, et qui tient compte du fait que la rentabilité d'une entreprise ne dépend pas du nombre d'heures passées au travail, mais de l'efficacité effective du temps passé en entreprise.
Alors, de mon point de vue, au mieux tout ce qu'on peut dire pour l'instant, c'est que la boite a obtenu un sursis. Et j'ai clairement le sentiment qu'il s'agit purement et simplement d'essayer de récolter de l'eau avec un seau troué ! Injecter des fonds dans une entreprise qui ne parvient pas à faire de profit, c'est jeter l'argent par les fenêtre, à mon avis. S'ils sont obligés de passer par un financement participatif public auprès de parfaits anonymes, ça veut surtout dire qu'ils n'ont pas su séduire d'investisseurs professionnels. Ce qui veut dire qu'ils n'ont pas su présenter de plan de "restructuration" (pas sûre que ce soit le terme consacré, mais bon) qui soit suffisamment prometteur pour attirer des fonds / investisseurs.
Le chauvinisme, c'est bien beau, je comprends la nostalgie, hein, mais que la boite coule ou pas, ça ne me préoccupe pas plus que ça.
Replay – Ken Grimwood
Titre original : Replay
Auteur : Ken Grimwood
Pays : États-Unis
Genre : Fantastique, drame, philosophie, introspection temporelle
Éditeur français : Points (édition de poche la plus répandue)
Date de publication originale : 1986
Date de publication en France : 1990 (Presses de la Renaissance)
Nombre de pages : Environ 480 (selon édition)
Synopsis :
À 43 ans, Jeff Winston meurt soudainement d’une crise cardiaque dans son bureau. Quelques secondes plus tard, il se réveille… dans sa chambre d’étudiant, en 1963, avec son corps de 18 ans mais tous ses souvenirs d’adulte intacts. Sans comprendre pourquoi, il se voit offrir une seconde chance de vivre sa vie — une chance qu’il revivra encore et encore, chaque fois différemment, à mesure que le temps semble se replier sur lui-même.
Nominations et prix :
Replay a remporté le World Fantasy Award 1988 et a été présélectionné pour le Arthur C. Clarke Award 1988.
Le roman a été inclus dans plusieurs listes de lectures recommandées : Modern Fantasy: The Hundred Best Novels (1988), Locus Reader's Poll: Best Science Fiction Novel (1988), The Best in Science Fiction d’Aurel Guillemette (1993) et Ultimate Guide to Science Fiction de David Pringle (1995).
Le fun fact pas si fun que ça ^^:
L'auteur est décédé en 2003, à l'âge de 59 alors qu'il travaillait sur une suite de son roman. Cause du décès : crise cardiaque !
Mon avis :
Replay est une magnifique réflexion sur la vie, le temps et la conscience humaine. L’idée du “retour en arrière” n’y est pas utilisée comme un gadget narratif, mais comme une loupe existentielle : que ferait-on si on pouvait tout recommencer ?
Ken Grimwood parvient à éviter le piège du moralisme ou de la science-fiction pure pour livrer un récit profondément humain. Les premières réincarnations de Jeff fascinent par leur inventivité, mais c’est dans les dernières qu’apparaît toute la beauté du roman —
quand le héros comprend que le véritable miracle n’est pas de pouvoir recommencer, mais d’aimer ici et maintenant.
L’écriture, sobre et fluide, sert parfaitement cette progression intérieure : du vertige à la sérénité, du regret à la gratitude.
Je le recommande vivement à celles et ceux qui aiment les histoires à la fois émouvantes et philosophiques, les récits qui questionnent le sens de nos choix et la valeur du temps. À lire lentement, comme on savoure une seconde chance.