@aspiegon a dit dans Les études et les classes normalisées VS. l'Inclusion :
Premièrement, est-ce que des personnes qui sont sur ce forum ont été diag ou pré-diag sur la question d'un handicap invisible (dys-, TSA, TED...)?
Dans un second temps, comment avez-vous suivi vos études (au niveau des aménagements, par exemple), et étiez-vous dans une classe "spéciale"?
Troisième question, optionnelle : vous est-il déjà arrivé de passer d'une classe "normale" à une classe "spéciale", ou inversement? Et comment avez-vous ressenti ce changement?
Je répondrai plus amplement bientôt. Je suis pressée par le temps, les valses.
Donc, j'ai été diagnostiquée énormément de choses, et je n'étalerai pas ici les catégorisations effectuées. Je n'en ai pas besoin. Si cela t'éclaire davantage, je suis apte à en parler en MP.
J'ai la trentaine, et je n'ai jamais eu d'aménagements particuliers, j'ai eu la chance de pouvoir compenser, d'avoir mon baccalauréat tôt, de changer de voies plusieurs fois, et de faire mon cursus à distance. Le distanciel est une chance. De ma L1 à ma thèse, j'ai pu approfondir tous les domaines qui me touchaient. Je n'ai pas eu besoin de "classe spécialisée", juste de patience, d'acceptation et surtout de volonté. Je devais bosser à côté de toutes façons.
Je suis enseignante, désormais. Mon concours a été validé avec des 20 à l'écrit, des 2 à l'oral. Je me considère comme une enseignante perfectible, instable, mais j'ai réussi à trouver une place où m'asseoir. Mon hors-piste intrigue, et donne du grain à moudre.
Nous adaptons de différentes manières le travail, les rendus, en fonction des PAP et PPRE. Tout dépend de l'attention de l'enseignant, certes, mais aussi du temps. Le temps permet d'individualiser. Au lycée, tout devient plus compliqué, les classes sont surchargées. Les "dys" sont tellement différents, les profils de vie tellement différents... J'ai l'impression que nous sommes une génération d'handicapés invisibles. Qu'importe la marque déposée.