Je ne vais pas vous contredire, mais ce n'est pas aussi simple que ça peut le paraitre.
Certes, je suis heureuse. Mon foyer est là où vivent ceux que j'aime.
Mais justement, il est là le problème. Tous ceux que j'aime ne sont pas à proximité immédiate.
Je ne souffre absolument pas du mal du pays. J'aime la France, comme je l'ai dit et je l'aimerai sans doute toujours. Elle est mon pays natal, là où on poussé mes racines, sa culture a imprégné mon être durant mon enfance, mon adolescence et ma vie de jeune adulte. Mais je ne souffre pas de vivre en dehors de ses frontières.
Ce qui me fait souffrir, par contre, c'est de savoir que ma maman - qui a désormais franchit le cap des 70 ans - vieilli loin de moi et que je ne peux pas lui offrir toute l'aide et le soutien que je voudrais pourtant lui apporter.
Et je regrette de ne pas voir mes nièces et neveux grandir. Et de ne pas voir mes soeurs aussi souvent que je le souhaiterais. Et je le regrette d'autant plus que bien des promesses n'ont pas été tenues : On m'avais dit : "tu verras, avec internet, les mails, les réseaux sociaux, etc., on restera en contact. On enverra des photos, on fera des visio... " Je suis la seule à avoir un compte Facebook actif (compte que j'ai créé essentiellement pour rester en contact avec ma famille et mes amis de l'époque), la seule a avoir un compte Instagram ; je suis la seule à publier régulièrement des photos (via mon blog) ; je suis la seule à envoyer de temps en temps des mails auxquels on ne réponds que rarement ou au mieux, très tardivement.
Et je ne vous parle pas des évènements que l'on rate. Je n'ai pas pu assister à l'enterrement de mon père qui est décédé en avril 2019, tué par ce [bip] de covid.
Alors, je ne regrette pas notre décision.
Mais, émotionnellement, parlant, c'est parfois difficile.




