Hellow !
Actuellement, l'hypersensibilité n'est pas reconnue scientifiquement. Cela ne veut pas dire qu'elle n'existe pas mais on manque cruellement de critères, d'échelles d'évaluation valides. La plupart des personnes peuvent se reconnaître dans ces critères alors qu'elles ne le sont peut être pas et que la piste est ailleurs, ou qu'il faut prendre en compte un ensemble de choses comme le contexte, si la personne a une pathologie mentale etc.
J'ai l'impression que c'est parfois utilisé comme un terme fourre-tout comme le terme pervers narcissique mit à toutes les sauces pour expliquer certaines choses qui nous dépassent. Certains sont convaincus d'être zèbres (ou surdoué) mais finalement les tests, l'évaluation qualitative du psychologue ne vont pas dans ce sens etc.
Pourtant, je pense que y'a des personnes qui sont réellement hypersensibles et que même si actuellement, la science essaye de comprendre, d'évaluer... cela ne veut pas dire qu'elle va forcément obtenir un résultat négatif.
En fait, si je dis tout ça, ce n'est pas pour dire que l'hypersensibilité n'existe pas, mais simplement pour apporter de la nuance et de faire attention notamment avec les autodiagnostics qui peuvent nous induire en erreur (comme nous donner raison aussi).
Sinon, d'un point de vue plus personnel, ma psychologue m'a dit que je l'étais. Je sais que je suis très sensible aux bruits et aux odeurs. J'adore le contact avec les gens mais à petite dose car je peux être très fatiguée, épuisée du contact avec les gens. Le pire c'est les bains de foules, ça m'épuise. Après, j'ai acquis une certaine maîtrise des émotions avec le temps, mais ça n'empêche que quand tu ressens les émotions x1000... bah c'est pas facile à gérer. On m'a souvent dit que j'étais une éponge émotionnelle, je ressens aussi beaucoup les choses. Surtout quand les gens ne vont pas bien etc. Y'a des films que je ne veux pas voir car je sens que je ne vais pas être bien. J'ai réussi à aller à Verdun voir le mémorial mais j'ai pleuré tellement les discours, la guerre me touche énormément. Personnellement, je ne veux pas visiter les camps de concentration et d'extermination car c'est vraiment insupportable pour moi, rien que de voir à la télévision c'est pas facile. Et je sais que dormir me fait beaucoup de bien quand y'a des moments difficiles ou des moments où je bossais avec des ados. Par contre, y'a ce côté paradoxal où même si les autres m'épuisent, les problèmes me touchent... eh bien que ça ne reste pas en moi. J'arrive à mettre une distance. Après j'ai cette chance que j'arrive à gérer ça car je sais que pour d'autres personnes c'est vraiment handicapant dans leur vie.